«Panique dans l’avion», roquette dans le ciel… Le périple d’un footballeur haïtien pour quitter l’Iran et rentrer en France

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Duckens Nazon, attaquant haïtien qui disputera la Coupe du monde 2026, devait quitter l’Iran juste avant les premières frappes israélo-américaines. Il est finalement rentré en France, non sans mal.

Il se dit «imperméable aux situations comme ça», et c’est ce qui lui a permis de quitter l’Iran sans perdre ses nerfs, en suivant le bon chemin. Duckens Nazon, l’un des footballeurs vedettes de l’équipe d’Haïti, qualifiée pour la Coupe du monde 2026, a raconté à plusieurs médias son récent périple pour rentrer en France. L’attaquant du Esteghlal FC, club basé à Téhéran, devait s’envoler pour l’Hexagone samedi dernier pour y effectuer son visa en vue du Mondial en Amérique du Nord cet été (11 juin-19 juillet).

Samedi à 10h, il prend place dans un avion direction Paris. Un ami footballeur à lui, Virgile Pinson, qui évolue en Israël, le contacte par le réseau social Snapchat. «Il m’annonce que l’alarme de la guerre vient de retentir, raconte Nazon au micro de RTL . Quelques secondes plus tard, le commandant de bord annonce que tout le monde doit descendre. L’espace aérien était fermé.» Là, «c’est un truc de malade, c’est la panique dans l’avion», décrit-il dans les colonnes de L’Équipe .

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😰 « On a vu un bombardement juste à côté de nous », 🇭🇹 Duckens Nazon, international haïtien qui a fui l’Iran, nous raconte ses derniers jours compliqués.

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Entre 30 et 40 heures d’attente à la frontière azerbaïdjanaise

Son club, l’Esteghlal FC, récupère ses joueurs via un bus. Nazon, 31 ans, prend ensuite un chauffeur privé du club car, contrairement à de nombreux coéquipiers, il doit aller vers la frontière avec l’Azerbaïdjan : «Ils nous ont dit qu’il fallait se diriger vers les frontières agréées pour les passeports français, c’est-à-dire la Turquie ou l’Azerbaïdjan. Je me suis dit qu’avec mon passeport, j’allais passer, mais pas du tout.»

Après «30 à 40 heures» d’attente à la frontière, la situation se débloque enfin. Le natif de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), formé à l’AS Poissy et passé par Laval ou Quevilly-Rouen, va pouvoir retrouver sa femme et leurs quatre enfants. Terriblement inquiète, «elle a fait deux jours complet sans dormir», dit Nazon, qui a partagé nombre de ses péripéties sur Snapchat, notamment pour «rassurer tout le monde».

«Sur la route pour aller en Azerbaïdjan la nuit, j’ai vu une roquette dans le ciel», se souvient placidement l’international haïtien (74 sélections, 44 buts) qui prend du recul : «Là, c’était chaud, mais j’arrive à relativiser. Il y a des gens qui n’ont pas de toit, alors, vous savez, dormir dans une voiture ou ne pas dormir des heures… Je ne vais pas dire que j’étais sous des bombardements, il ne faut pas en rajouter. On n’était pas à Gaza.» Haïti affrontera l’Écosse, le Brésil et le Maroc à la prochaine Coupe du monde.

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L’aventure folle de Duckens Nazon en Iran ! Son snap : nazonofficial #topfoot #football #haiti #iran @Nazon

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