La trajectoire économique des deux États qui se partagent l'île d'Hispaniola offre l'une des illustrations les plus frappantes des théories du développement contemporain. Comment expliquer qu'en l'espace d'une génération, la République dominicaine ait rejoint le groupe des pays à revenu intermédiaire supérieur tandis qu'Haïti reste englué dans la pauvreté structurelle ? Les chiffres parlent d'eux-mêmes, mais leur analyse mérite d'être approfondie au-delà des constats simplistes.
Le monde traverse aujourd’hui un bouleversement technologique d’une ampleur inédite. Intelligence artificielle, robotique, données massives, satellites, biotechnologies : jamais l’humanité n’a connu une accélération aussi vertigineuse des transformations économiques et sociales.
Et au cœur de cette mutation se trouve une question fondamentale : que doit enseigner l’école ?
Le Carnaval haïtien demeure une institution nationale. Un rituel collectif profondément ancré dans l’histoire et l’imaginaire du pays. Longtemps, il a transformé les villes en scènes ouvertes où se croisaient musique, satire, artisanat et ferveur populaire. De Port-au-Prince aux grandes capitales régionales comme Cap-Haïtien, Jacmel, les Gonaives ou Les Cayes, le carnaval a longtemps symbolisé à la fois la créativité haïtienne et sa résilience.
Si le peuple est souverain, peut-il décider que la démocratie n’a plus sa raison d’être ? Cette question n’est ni théorique ni lointaine. Elle nous regarde droit dans les yeux, ici, en Haïti, terre née d’un cri de liberté lancé contre l’ordre du monde. Une nation qui s’est levée, en 1804, pour proclamer que nul ne pouvait être propriété d’un autre, que la dignité humaine ne se négocie pas, même à la pointe des baïonnettes.
Dans le fracas des crises qui semblent tout emporter — sécuritaire, économique, sociale —, dans ce bruit de fond permanent qui voudrait réduire l’existence à la survie, à la peur ou au découragement, il est une vérité que le chaos ne pourra jamais confisquer : votre vie est brève, et elle est unique.