« Les Haïtiens n’attendent plus des promesses. Ils attendent des résultats. »
La phrase de la République dominicaine, prononcée mardi au Conseil de sécurité, résume peut-être mieux que toute autre le nouveau moment dans lequel entre la Gang Suppression Force (GSF) en Haïti.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, le 29 septembre, la résolution 2829, renouvelant pour six mois le mandat de la GSF et de son dispositif de soutien logistique des Nations Unies, jusqu’au 31 mars 2027. Le texte présenté par les États-Unis et le Panama a recueilli 12 voix pour, aucune contre et trois abstentions — Chine, Russie et Pakistan.
Mais derrière ce renouvellement se dessine une exigence nouvelle.
Après un an consacré à construire la Force, recruter les contingents, mobiliser les financements et mettre en place une architecture logistique complexe, la GSF doit désormais démontrer qu’elle peut produire des résultats durables sur le terrain.
Le premier rapport annuel de la Gang Suppression Force (GSF) vient poser des chiffres et des constats précis sur une question centrale : près d’un an après sa création, qu’a réellement changé la nouvelle force internationale face aux gangs en Haïti ?
La réponse du rapport est contrastée.
La GSF revendique des avancées dans plusieurs zones, notamment à Tabarre et Bas-Delmas. Mais elle reconnaît elle-même que ces progrès « n’ont pas fondamentalement modifié la configuration générale de l’emprise territoriale » des gangs.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies doit se prononcer mardi 29 septembre sur la prolongation du mandat de la Gang Suppression Force (GSF) en Haïti.
Mais contrairement au mandat initial d’un an, les États-Unis et le Panama, co-rédacteurs du projet de résolution, ne proposent cette fois que six mois supplémentaires, jusqu’au 31 mars 2027.
Ce choix n’est pas anodin.
Un an après sa création, la GSF n’a toujours pas atteint sa pleine capacité opérationnelle. Le Conseil de sécurité s’apprête donc à prolonger une force dont il n’a pas encore réellement pu mesurer les résultats dans son format prévu.
Tomorrow morning (29 September), the Security Council is expected to vote on a draft resolution extending the mandate of the Gang Suppression Force (GSF) for another six months, until 31 March 2027. The draft resolution also requests the Secretary-General to continue to provide logistical and operational support through the UN Support Office in Haiti (UNSOH). Panama and the US—the co-penholders on Haiti—authored the draft text.
Depuis la fin, le 27 juillet, d’un statut protecteur qui permettait aux Haïtiens de résider aux Etats-Unis, 350 000 d’entre eux sont menacés d’expulsion par la police fédérale de l’immigration. Beaucoup n’osent plus sortir de chez eux.
Kael lance un sondage national inédit en Haïti et dans la diaspora, combinant terrain et participation en ligne, afin de recueillir la voix des citoyens et mieux comprendre leurs réalités et leurs aspirations.
La région de Cap-Haïtien s’enorgueillit de nombreux sites historiques mondialement réputés. Mais les visiteurs étrangers se font de plus en plus rares dans la « capitale touristique » de ce pays en proie à une profonde crise politique et sécuritaire.
Alors que la violence continue de ravager la capitale haïtienne et que la transition politique s’enlise, l’ONU s’apprête à redéployer l’ensemble de son personnel à Port-au-Prince d’ici la fin de l’année. Un bureau d’appui à la nouvelle Force de répression des gangs devrait, lui, être opérationnel d’ici le 31 mars 2026.
Il est des moments dans l’histoire d’une nation où chaque citoyen est appelé à dépasser ses déceptions, ses doutes et même ses colères pour répondre à une exigence plus grande que lui-même : celle de préserver l’avenir collectif. Les prochaines élections en Haïti constituent l’un de ces moments décisifs. Elles ne représentent pas seulement un exercice constitutionnel ou une formalité politique ; elles sont une épreuve de maturité démocratique, un test de notre capacité à reprendre en main notre destin commun.
Il existe une Haïti que l’on ne voit pas toujours sur les cartes. Une Haïti qui ne se limite ni à ses frontières géographiques, ni aux récits souvent réducteurs que l’on en fait. Cette Haïti-là vit, respire et se relève chaque jour à travers sa diaspora — dispersée aux quatre coins du monde, mais profondément enracinée dans une même mémoire, une même douleur, une même espérance.
Il est des époques où l’humanité semble retenir son souffle. Soixante-dix-neuf ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le monde retient le sien. Les experts, avec une gravité rare, évoquent ce que nos aînés redoutaient : la possibilité d’un troisième embrasement planétaire.
Jamais dans l’histoire connue, notre espèce n’avait connu pareil paradoxe : plus de sept milliards d’âmes peuplant la Terre, pour des ressources que l’injustice rend toujours plus rares. Le Moyen-Orient est le volcan dont les coulées de lave viennent lécher nos portes, et dans cette tourmente, une question lancinante traverse nos esprits : que peut faire un petit pays comme Haïti, démuni, qui ne produit presque rien, pour ne pas être emporté par la tempête ?
All 32 active member states of the Organization of American States (OAS) today issued a joint statement calling on the United Nations Security Council to renew the mandate of the Gang Suppression Force (GSF) in Haiti and urging the international community to provide the personnel, financing, equipment and logistical support required for its full and sustained deployment.
The member states signing the Joint Statement reaffirmed their solidarity with the Haitian people, respect for Haiti’s sovereignty, independence and territorial integrity, and commitment to Haitian-led solutions.
L'OEA ne parle plus simplement de “soutenir les élections”. Le vocabulaire officiel est désormais celui du rétablissement accéléré des institutions démocratiques.
La discussion internationale semble se déplacer progressivement de la seule question « peut-on techniquement organiser des élections ? » vers une question plus large : « comment sortir institutionnellement de la transition sans laisser le vide politique se prolonger ? »
Le rendez-vous du Groupe des amis d'Haïti du 4 septembre sera donc particulièrement important pour voir si les déclarations du Conseil permanent se traduisent par des engagements supplémentaires ou des annonces opérationnelles.
Le Conseil électoral provisoire (CEP) a officiellement annoncé, ce mercredi, la prolongation de la période d’inscription des candidats aux prochaines élections. Initialement prévue pour s’achever le 2 octobre 2026, l’opération est désormais prolongée jusqu’au 14 octobre 2026.
« Les Haïtiens n’attendent plus des promesses. Ils attendent des résultats. »
La phrase de la République dominicaine, prononcée mardi au Conseil de sécurité, résume peut-être mieux que toute autre le nouveau moment dans lequel entre la Gang Suppression Force (GSF) en Haïti.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, le 29 septembre, la résolution 2829, renouvelant pour six mois le mandat de la GSF et de son dispositif de soutien logistique des Nations Unies, jusqu’au 31 mars 2027. Le texte présenté par les États-Unis et le Panama a recueilli 12 voix pour, aucune contre et trois abstentions — Chine, Russie et Pakistan.
Mais derrière ce renouvellement se dessine une exigence nouvelle.
Après un an consacré à construire la Force, recruter les contingents, mobiliser les financements et mettre en place une architecture logistique complexe, la GSF doit désormais démontrer qu’elle peut produire des résultats durables sur le terrain.
Le premier rapport annuel de la Gang Suppression Force (GSF) vient poser des chiffres et des constats précis sur une question centrale : près d’un an après sa création, qu’a réellement changé la nouvelle force internationale face aux gangs en Haïti ?
La réponse du rapport est contrastée.
La GSF revendique des avancées dans plusieurs zones, notamment à Tabarre et Bas-Delmas. Mais elle reconnaît elle-même que ces progrès « n’ont pas fondamentalement modifié la configuration générale de l’emprise territoriale » des gangs.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies doit se prononcer mardi 29 septembre sur la prolongation du mandat de la Gang Suppression Force (GSF) en Haïti.
Mais contrairement au mandat initial d’un an, les États-Unis et le Panama, co-rédacteurs du projet de résolution, ne proposent cette fois que six mois supplémentaires, jusqu’au 31 mars 2027.
Ce choix n’est pas anodin.
Un an après sa création, la GSF n’a toujours pas atteint sa pleine capacité opérationnelle. Le Conseil de sécurité s’apprête donc à prolonger une force dont il n’a pas encore réellement pu mesurer les résultats dans son format prévu.
Tomorrow morning (29 September), the Security Council is expected to vote on a draft resolution extending the mandate of the Gang Suppression Force (GSF) for another six months, until 31 March 2027. The draft resolution also requests the Secretary-General to continue to provide logistical and operational support through the UN Support Office in Haiti (UNSOH). Panama and the US—the co-penholders on Haiti—authored the draft text.
Depuis la fin, le 27 juillet, d’un statut protecteur qui permettait aux Haïtiens de résider aux Etats-Unis, 350 000 d’entre eux sont menacés d’expulsion par la police fédérale de l’immigration. Beaucoup n’osent plus sortir de chez eux.
Le constat est désormais difficile à contourner : Haïti s’apprête à enregistrer une huitième année consécutive de contraction de son économie.
Dans son évaluation publiée ce lundi 28 septembre, à l’issue de la quatrième revue du programme de référence conclu avec les autorités haïtiennes, le Fonds monétaire international décrit une économie confrontée à une conjoncture « exceptionnellement difficile ».
Derrière le vocabulaire technique de l’institution de Washington apparaît une réalité beaucoup plus brutale : depuis huit ans, Haïti ne parvient plus à retrouver le chemin de la croissance.
« Descente aux enfers », « gouvernance défaillante », « manque flagrant de leadership » : dans un message d’une rare sévérité publié à l’issue de son Assemblée plénière, la Conférence épiscopale d’Haïti (CEH) dresse un constat alarmant de la situation du pays et avertit qu’organiser des élections sans sécurité, neutralité des institutions et consensus risque de provoquer de nouvelles crises plutôt que de ramener la stabilité.
À moins de trois mois du scrutin, la force anti-gangs reste incomplète, le décret électoral doit encore changer et l’inscription des électeurs demeure limitée. Washington rappelle qu’aucune élection n’est parfaite. Mais en Haïti, la véritable question est désormais de savoir quel niveau d’insécurité, d’exclusion électorale et de dysfonctionnement peut être toléré sans compromettre la crédibilité , et donc la légitimité du pouvoir qui sortira des urnes.
All 32 active member states of the Organization of American States (OAS) today issued a joint statement calling on the United Nations Security Council to renew the mandate of the Gang Suppression Force (GSF) in Haiti and urging the international community to provide the personnel, financing, equipment and logistical support required for its full and sustained deployment.
The member states signing the Joint Statement reaffirmed their solidarity with the Haitian people, respect for Haiti’s sovereignty, independence and territorial integrity, and commitment to Haitian-led solutions.
Haiti is at a “watershed moment” in its struggle against gang violence and needs sustained international support alongside stronger national security institutions, Prime Minister Alix Didier Fils-Aimé told the UN General Assembly on Friday.
Addressing world leaders in New York, Mr. Fils-Aimé said criminal violence was threatening communities across the country, but insisted Haiti was neither defeated nor seeking to have others determine its future.
Réunie ce jeudi au niveau ministériel à New York, en marge des travaux des Nations unies, la communauté internationale a affiché un rare consensus sur Haïti : la Gang Suppression Force (GSF) doit désormais passer rapidement de la phase de constitution à une capacité opérationnelle suffisante sur le terrain, tandis que chaque territoire repris aux groupes armés devra être immédiatement accompagné d’un retour de l’État, de la justice, des services publics et de l’activité économique.
Au cours de la réunion ministérielle du Groupe consultatif ad hoc de l’ECOSOC sur Haïti, plusieurs délégations ont également établi un lien direct entre l’amélioration de la sécurité et la possibilité d’organiser les élections dont le premier tour reste officiellement fixé au 13 décembre 2026.