"De notre côté, comme partenaire, nous prenons nos responsabilités : l’Union européenne dispose d’un régime de mesures restrictives à l’encontre de personnes et d’entités considérées comme responsables d’actions menaçant la paix, la stabilité, ou la sécurité d’Haïti, ou portant atteinte à la démocratie et à l’État de droit. Ce régime n’est pas un instrument électoral et les sanctions européennes ne constituent pas, en elles-mêmes, des critères d’éligibilité au regard du droit haïtien. Elles consistent en revanche en une liste de personnes qui sont interdites d’entrée sur le territoire de l’Union européenne, soit dans ses 27 États membres, ainsi qu’en la possibilité degels d’avoirs. "...
Le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra lundi 19 octobre une séance publique consacrée à Haïti, suivie de consultations à huis clos, avec au programme la dégradation de la situation sécuritaire, le déploiement de la Force de répression des gangs (GSF) et les incertitudes entourant l’organisation des prochaines élections.
Selon Security Council Report, publié le 16 octobre, trois responsables onusiens sont susceptibles de présenter un état des lieux : Carlos Ruiz Massieu, représentant spécial du secrétaire général et chef du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) ; Jack Christofides, représentant spécial pour la GSF ; et Daniela Kroslak, secrétaire générale adjointe et cheffe du Bureau de soutien des Nations unies en Haïti (UNSOH), dont la participation au briefing reste possible.
Former Haitian President Michel Martelly has registered to run for the presidency of the Caribbean nation, joining a growing list of candidates hoping to lead a troubled Haiti despite facing sanctions from the United States, Canada and the European Union — or in the case of the former singer, all three.
Martelly’s name was among 16 listed Friday on the Provisional Electoral Council’s website as having preliminary registered to run. The list also includes another former president, Jocelerme Privert, and a former member of the lower house of Parliament, Gary Bodeau. Privert who oversaw the country’s last general elections in 2016, has been sanctioned by Canada. Bodeau has been sanctioned by the U.S. Treasury Department under a federal act that targets perpetrators of serious human rights abuse and corruption, and faces Canadian sanctions as well.
Prince would not disclose the annual fee he receives for work with the Task Force, claiming only that it is a “fraction” of the cost of the short-lived Multinational Security Support mission — an initiative backed financially and logistically by the United States, that once envisaged 5,500 foreign police in Port-au-Prince.
“Our cost is one-sixth of what their annual camp cost was,” Prince said. The sum is likely in the tens of millions of dollars.
His income will be augmented by a deal to help control Haiti’s porous border with the Dominican Republic for the next 10 years in return for 10% of any new customs revenue collected. The long-term contract has raised criticism locally of how Prime Minister Alix Didier Fils-Aimé is using his mandate as interim leader.
Les États-Unis ont annoncé, le 15 octobre, plus de 340 millions de dollars de nouveaux engagements financiers en faveur des Caraïbes, destinés notamment à la sécurité portuaire, au renforcement des forces de l’ordre, aux infrastructures numériques et aux capacités sanitaires. Derrière cette enveloppe régionale, Haïti occupe une place particulière : lors de l’ouverture du Dialogue États-Unis-Caraïbes, le vice-secrétaire d’État américain Christopher Landau a directement évoqué les armes acheminées vers le territoire haïtien depuis les États-Unis et les démarches entreprises par Washington pour tenter d’endiguer ces flux.
Kael lance un sondage national inédit en Haïti et dans la diaspora, combinant terrain et participation en ligne, afin de recueillir la voix des citoyens et mieux comprendre leurs réalités et leurs aspirations.
La région de Cap-Haïtien s’enorgueillit de nombreux sites historiques mondialement réputés. Mais les visiteurs étrangers se font de plus en plus rares dans la « capitale touristique » de ce pays en proie à une profonde crise politique et sécuritaire.
Alors que la violence continue de ravager la capitale haïtienne et que la transition politique s’enlise, l’ONU s’apprête à redéployer l’ensemble de son personnel à Port-au-Prince d’ici la fin de l’année. Un bureau d’appui à la nouvelle Force de répression des gangs devrait, lui, être opérationnel d’ici le 31 mars 2026.
Il est des moments dans l’histoire d’une nation où chaque citoyen est appelé à dépasser ses déceptions, ses doutes et même ses colères pour répondre à une exigence plus grande que lui-même : celle de préserver l’avenir collectif. Les prochaines élections en Haïti constituent l’un de ces moments décisifs. Elles ne représentent pas seulement un exercice constitutionnel ou une formalité politique ; elles sont une épreuve de maturité démocratique, un test de notre capacité à reprendre en main notre destin commun.
Il existe une Haïti que l’on ne voit pas toujours sur les cartes. Une Haïti qui ne se limite ni à ses frontières géographiques, ni aux récits souvent réducteurs que l’on en fait. Cette Haïti-là vit, respire et se relève chaque jour à travers sa diaspora — dispersée aux quatre coins du monde, mais profondément enracinée dans une même mémoire, une même douleur, une même espérance.
Il est des époques où l’humanité semble retenir son souffle. Soixante-dix-neuf ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le monde retient le sien. Les experts, avec une gravité rare, évoquent ce que nos aînés redoutaient : la possibilité d’un troisième embrasement planétaire.
Jamais dans l’histoire connue, notre espèce n’avait connu pareil paradoxe : plus de sept milliards d’âmes peuplant la Terre, pour des ressources que l’injustice rend toujours plus rares. Le Moyen-Orient est le volcan dont les coulées de lave viennent lécher nos portes, et dans cette tourmente, une question lancinante traverse nos esprits : que peut faire un petit pays comme Haïti, démuni, qui ne produit presque rien, pour ne pas être emporté par la tempête ?
All 32 active member states of the Organization of American States (OAS) today issued a joint statement calling on the United Nations Security Council to renew the mandate of the Gang Suppression Force (GSF) in Haiti and urging the international community to provide the personnel, financing, equipment and logistical support required for its full and sustained deployment.
The member states signing the Joint Statement reaffirmed their solidarity with the Haitian people, respect for Haiti’s sovereignty, independence and territorial integrity, and commitment to Haitian-led solutions.
L'OEA ne parle plus simplement de “soutenir les élections”. Le vocabulaire officiel est désormais celui du rétablissement accéléré des institutions démocratiques.
La discussion internationale semble se déplacer progressivement de la seule question « peut-on techniquement organiser des élections ? » vers une question plus large : « comment sortir institutionnellement de la transition sans laisser le vide politique se prolonger ? »
Le rendez-vous du Groupe des amis d'Haïti du 4 septembre sera donc particulièrement important pour voir si les déclarations du Conseil permanent se traduisent par des engagements supplémentaires ou des annonces opérationnelles.
Le Conseil électoral provisoire (CEP) a officiellement annoncé, ce mercredi, la prolongation de la période d’inscription des candidats aux prochaines élections. Initialement prévue pour s’achever le 2 octobre 2026, l’opération est désormais prolongée jusqu’au 14 octobre 2026.
"De notre côté, comme partenaire, nous prenons nos responsabilités : l’Union européenne dispose d’un régime de mesures restrictives à l’encontre de personnes et d’entités considérées comme responsables d’actions menaçant la paix, la stabilité, ou la sécurité d’Haïti, ou portant atteinte à la démocratie et à l’État de droit. Ce régime n’est pas un instrument électoral et les sanctions européennes ne constituent pas, en elles-mêmes, des critères d’éligibilité au regard du droit haïtien. Elles consistent en revanche en une liste de personnes qui sont interdites d’entrée sur le territoire de l’Union européenne, soit dans ses 27 États membres, ainsi qu’en la possibilité degels d’avoirs. "...
Le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra lundi 19 octobre une séance publique consacrée à Haïti, suivie de consultations à huis clos, avec au programme la dégradation de la situation sécuritaire, le déploiement de la Force de répression des gangs (GSF) et les incertitudes entourant l’organisation des prochaines élections.
Selon Security Council Report, publié le 16 octobre, trois responsables onusiens sont susceptibles de présenter un état des lieux : Carlos Ruiz Massieu, représentant spécial du secrétaire général et chef du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) ; Jack Christofides, représentant spécial pour la GSF ; et Daniela Kroslak, secrétaire générale adjointe et cheffe du Bureau de soutien des Nations unies en Haïti (UNSOH), dont la participation au briefing reste possible.
Former Haitian President Michel Martelly has registered to run for the presidency of the Caribbean nation, joining a growing list of candidates hoping to lead a troubled Haiti despite facing sanctions from the United States, Canada and the European Union — or in the case of the former singer, all three.
Martelly’s name was among 16 listed Friday on the Provisional Electoral Council’s website as having preliminary registered to run. The list also includes another former president, Jocelerme Privert, and a former member of the lower house of Parliament, Gary Bodeau. Privert who oversaw the country’s last general elections in 2016, has been sanctioned by Canada. Bodeau has been sanctioned by the U.S. Treasury Department under a federal act that targets perpetrators of serious human rights abuse and corruption, and faces Canadian sanctions as well.
Prince would not disclose the annual fee he receives for work with the Task Force, claiming only that it is a “fraction” of the cost of the short-lived Multinational Security Support mission — an initiative backed financially and logistically by the United States, that once envisaged 5,500 foreign police in Port-au-Prince.
“Our cost is one-sixth of what their annual camp cost was,” Prince said. The sum is likely in the tens of millions of dollars.
His income will be augmented by a deal to help control Haiti’s porous border with the Dominican Republic for the next 10 years in return for 10% of any new customs revenue collected. The long-term contract has raised criticism locally of how Prime Minister Alix Didier Fils-Aimé is using his mandate as interim leader.
Les États-Unis ont annoncé, le 15 octobre, plus de 340 millions de dollars de nouveaux engagements financiers en faveur des Caraïbes, destinés notamment à la sécurité portuaire, au renforcement des forces de l’ordre, aux infrastructures numériques et aux capacités sanitaires. Derrière cette enveloppe régionale, Haïti occupe une place particulière : lors de l’ouverture du Dialogue États-Unis-Caraïbes, le vice-secrétaire d’État américain Christopher Landau a directement évoqué les armes acheminées vers le territoire haïtien depuis les États-Unis et les démarches entreprises par Washington pour tenter d’endiguer ces flux.
The paper makes the case for prioritizing agreement on a detailed framework for the electoral process and specific benchmarks for assessing progress. It identifies four areas for attention – the scale and representativeness of voter registration; independent and robust mechanisms for vetting candidates; secure, transparent and efficient procedures for collecting and tabulating votes; and minimum security conditions for a safe electoral process – and makes detailed recommendations on each.
Des hommes armés ont tenté d’aborder le MV National Glory, un navire battant pavillon américain, dans la nuit du 10 au 11 octobre, alors qu’il était au mouillage dans la baie de Port-au-Prince. L’intervention des garde-côtes haïtiens a permis de repousser les assaillants. Les quelque vingt membres d’équipage sont sortis indemnes de l’incident, selon des responsables maritimes.
L’attaque s’est produite vers 22 heures, selon Jean Pedro Mars, responsable de la direction des garde-côtes d’Haïti. Les assaillants, arrivés à bord d’une petite embarcation, ont tenté de monter sur le navire. Les membres d’équipage se sont alors réfugiés dans une zone sécurisée, tandis que le capitaine alertait les autorités maritimes.
The representative of Panama, who co-led negotiations on the text, described the situation in Haiti as “one of the most pressing crises besetting our region” and underscored: “We must step up efforts to close the loopholes which facilitate sanctions evasion.”
“It is pivotal to also tackle the networks that allow the gangs to perpetuate and expand their criminal activities”, he said, highlighting the well-documented “symbiotic relationship” between some sectors of political and economic elites and the gangs that hold Haiti hostage. Therefore, it is necessary “to forge ahead with including new individuals on the list of sanctions”, particularly those who use their positions of power and influence to help finance violence and turn a profit.
Tomorrow morning (14 October), the Security Council is expected to vote on a draft resolution renewing the sanctions regime on Haiti for one year. The draft resolution was authored by Panama and the US, the co-penholders on Haiti.
Face à la lenteur du processus d’inscription des électeurs en Haïti et les difficultés à trouver des infrastructures pour permettre aux Haïtiens vivant à l’étranger de participer au processus électoral, le CEP se dote d’un cadre légal pour l’inscription des électeurs en ligne. L’article 59 de la nouvelle version du décret électoral stipule que le CEP peut désormais aménager une plateforme numérique à cet effet.
Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se prononcer mercredi 14 octobre sur le renouvellement du régime de sanctions visant Haïti, avant l’expiration du dispositif actuel, prévue le 17 octobre. Mais derrière cette échéance diplomatique, une question demeure : les sanctions internationales parviennent-elles réellement à atteindre les ressources financières et les réseaux qui permettent aux groupes armés de poursuivre leurs activités ?
Le message diplomatique français est clair sur les principes, mais sans annonce nouvelle sur les modalités de leur mise en œuvre : Paris soutient la tenue d’élections permettant un libre choix des dirigeants, tout en réaffirmant l’exigence d’intégrité des candidatures et le respect des sanctions internationales. Reste à savoir comment ces exigences se traduiront dans l’application du nouveau décret et dans la conduite du processus électoral haïtien.