Haïti figure de nouveau parmi les 23 pays identifiés par les États-Unis comme principaux pays de transit de drogues ou de production de drogues illicites. La République dominicaine figure également sur cette liste publiée par Washington pour l’exercice fiscal 2027. Cette classification confirme l’importance persistante d’Hispaniola dans les routes régionales du narcotrafic. Pour Haïti, la question prend une dimension particulière alors que l’affaiblissement de l’État, le contrôle territorial exercé par les groupes armés et la porosité des frontières créent un environnement particulièrement vulnérable aux trafics transnationaux.
Alors qu’Haïti se prépare, dans un calendrier électoral devenu de plus en plus incertain, à choisir ses prochains dirigeants, la Banque mondiale vient de publier un document qui devrait figurer parmi les lectures obligatoires de tous ceux qui ambitionnent de gouverner le pays. Son constat est sévère : sept années consécutives de contraction économique, près d’un Haïtien sur deux sous le seuil international de pauvreté, 1,47 million de déplacés et une économie profondément désarticulée par l’insécurité. Mais le rapport ne s’arrête pas au diagnostic. Il identifie aussi les secteurs, les territoires et les réformes à partir desquels une reprise reste possible.
« Haiti is on the precipice. » Haïti est au bord du précipice. Interrogé cette semaine devant le Sénat américain sur la situation du pays qu’il vient de quitter, Henry Wooster a livré l’une des descriptions les plus directes de la stratégie actuelle de Washington : contenir la crise, maintenir la stabilité autant que possible, empêcher ses conséquences d’atteindre les côtes américaines et conduire, désormais, une réponse sécuritaire passée de l’appui aux forces de l’ordre à des « opérations offensives de combat ».
À moins d’un mois de la nouvelle date limite fixée pour l’inscription des candidats, le processus électoral avance encore lentement. Au 16 septembre, seulement sept candidats à la présidence, 117 au Sénat et 311 à la députation avaient été enregistrés sur la plateforme du Conseil électoral provisoire (CEP), tandis que seules 28 des 105 structures politiques agréées avaient franchi le seuil des 30 000 membres requis pour poursuivre l’inscription de leurs candidats.
Le calendrier électoral haïtien vient de subir un nouveau bouleversement majeur. En accordant aux partis et groupements politiques jusqu’au 9 octobre 2026 pour inscrire leurs candidats en ligne et déposer leurs pièces, le Conseil électoral provisoire (CEP) rend désormais incompatible, à paramètres constants, l’enchaînement des opérations qu’il avait lui-même fixé pour conduire au premier tour du 13 décembre.
Et le CEP annonce déjà la suite : parallèlement à cette nouvelle prolongation, l’institution confirme officiellement qu’elle poursuit des discussions avec les acteurs politiques et le gouvernement « dans la perspective d’une modification du Décret électoral en vigueur ».
Kael lance un sondage national inédit en Haïti et dans la diaspora, combinant terrain et participation en ligne, afin de recueillir la voix des citoyens et mieux comprendre leurs réalités et leurs aspirations.
La région de Cap-Haïtien s’enorgueillit de nombreux sites historiques mondialement réputés. Mais les visiteurs étrangers se font de plus en plus rares dans la « capitale touristique » de ce pays en proie à une profonde crise politique et sécuritaire.
Alors que la violence continue de ravager la capitale haïtienne et que la transition politique s’enlise, l’ONU s’apprête à redéployer l’ensemble de son personnel à Port-au-Prince d’ici la fin de l’année. Un bureau d’appui à la nouvelle Force de répression des gangs devrait, lui, être opérationnel d’ici le 31 mars 2026.
Il est des moments dans l’histoire d’une nation où chaque citoyen est appelé à dépasser ses déceptions, ses doutes et même ses colères pour répondre à une exigence plus grande que lui-même : celle de préserver l’avenir collectif. Les prochaines élections en Haïti constituent l’un de ces moments décisifs. Elles ne représentent pas seulement un exercice constitutionnel ou une formalité politique ; elles sont une épreuve de maturité démocratique, un test de notre capacité à reprendre en main notre destin commun.
Il existe une Haïti que l’on ne voit pas toujours sur les cartes. Une Haïti qui ne se limite ni à ses frontières géographiques, ni aux récits souvent réducteurs que l’on en fait. Cette Haïti-là vit, respire et se relève chaque jour à travers sa diaspora — dispersée aux quatre coins du monde, mais profondément enracinée dans une même mémoire, une même douleur, une même espérance.
Il est des époques où l’humanité semble retenir son souffle. Soixante-dix-neuf ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le monde retient le sien. Les experts, avec une gravité rare, évoquent ce que nos aînés redoutaient : la possibilité d’un troisième embrasement planétaire.
Jamais dans l’histoire connue, notre espèce n’avait connu pareil paradoxe : plus de sept milliards d’âmes peuplant la Terre, pour des ressources que l’injustice rend toujours plus rares. Le Moyen-Orient est le volcan dont les coulées de lave viennent lécher nos portes, et dans cette tourmente, une question lancinante traverse nos esprits : que peut faire un petit pays comme Haïti, démuni, qui ne produit presque rien, pour ne pas être emporté par la tempête ?
L'OEA ne parle plus simplement de “soutenir les élections”. Le vocabulaire officiel est désormais celui du rétablissement accéléré des institutions démocratiques.
La discussion internationale semble se déplacer progressivement de la seule question « peut-on techniquement organiser des élections ? » vers une question plus large : « comment sortir institutionnellement de la transition sans laisser le vide politique se prolonger ? »
Le rendez-vous du Groupe des amis d'Haïti du 4 septembre sera donc particulièrement important pour voir si les déclarations du Conseil permanent se traduisent par des engagements supplémentaires ou des annonces opérationnelles.
Le Conseil électoral provisoire (CEP) a officiellement annoncé, ce mercredi, la prolongation de la période d’inscription des candidats aux prochaines élections. Initialement prévue pour s’achever le 2 octobre 2026, l’opération est désormais prolongée jusqu’au 14 octobre 2026.
Au terme des opérations d’inscription, le CEP annonce l’agrément de 105 structures politiques, dont 88 partis politiques et 17 groupements politiques. Les partis représentent ainsi près de 84 % des structures agréées, tandis que les groupements en constituent environ 16 %.
Cette liste définitive est publiée conformément à l’article 129 du Décret électoral du 2 juin 2026, précise le CEP. Elle doit désormais servir de référence pour les prochaines étapes du processus électoral.
Haïti figure de nouveau parmi les 23 pays identifiés par les États-Unis comme principaux pays de transit de drogues ou de production de drogues illicites. La République dominicaine figure également sur cette liste publiée par Washington pour l’exercice fiscal 2027. Cette classification confirme l’importance persistante d’Hispaniola dans les routes régionales du narcotrafic. Pour Haïti, la question prend une dimension particulière alors que l’affaiblissement de l’État, le contrôle territorial exercé par les groupes armés et la porosité des frontières créent un environnement particulièrement vulnérable aux trafics transnationaux.
Alors qu’Haïti se prépare, dans un calendrier électoral devenu de plus en plus incertain, à choisir ses prochains dirigeants, la Banque mondiale vient de publier un document qui devrait figurer parmi les lectures obligatoires de tous ceux qui ambitionnent de gouverner le pays. Son constat est sévère : sept années consécutives de contraction économique, près d’un Haïtien sur deux sous le seuil international de pauvreté, 1,47 million de déplacés et une économie profondément désarticulée par l’insécurité. Mais le rapport ne s’arrête pas au diagnostic. Il identifie aussi les secteurs, les territoires et les réformes à partir desquels une reprise reste possible.
« Haiti is on the precipice. » Haïti est au bord du précipice. Interrogé cette semaine devant le Sénat américain sur la situation du pays qu’il vient de quitter, Henry Wooster a livré l’une des descriptions les plus directes de la stratégie actuelle de Washington : contenir la crise, maintenir la stabilité autant que possible, empêcher ses conséquences d’atteindre les côtes américaines et conduire, désormais, une réponse sécuritaire passée de l’appui aux forces de l’ordre à des « opérations offensives de combat ».
À moins d’un mois de la nouvelle date limite fixée pour l’inscription des candidats, le processus électoral avance encore lentement. Au 16 septembre, seulement sept candidats à la présidence, 117 au Sénat et 311 à la députation avaient été enregistrés sur la plateforme du Conseil électoral provisoire (CEP), tandis que seules 28 des 105 structures politiques agréées avaient franchi le seuil des 30 000 membres requis pour poursuivre l’inscription de leurs candidats.
Le calendrier électoral haïtien vient de subir un nouveau bouleversement majeur. En accordant aux partis et groupements politiques jusqu’au 9 octobre 2026 pour inscrire leurs candidats en ligne et déposer leurs pièces, le Conseil électoral provisoire (CEP) rend désormais incompatible, à paramètres constants, l’enchaînement des opérations qu’il avait lui-même fixé pour conduire au premier tour du 13 décembre.
Et le CEP annonce déjà la suite : parallèlement à cette nouvelle prolongation, l’institution confirme officiellement qu’elle poursuit des discussions avec les acteurs politiques et le gouvernement « dans la perspective d’une modification du Décret électoral en vigueur ».
Plus de 1 100 militaires et membres des forces de sécurité du Sri Lanka ont été envoyés en Haïti cet été. Leur arrivée au sein de la Force de répression des gangs suscite des critiques, près de vingt ans après des accusations d’exploitation et d’abus sexuels visant des soldats sri-lankais déployés dans le pays. L’armée assure que les nouveaux personnels ont été contrôlés avant leur départ.
Le retour de forces sri-lankaises en Haïti fait ressurgir un lourd passé. Au total, 1 132 membres de l’armée et de la Special Task Force (STF) ont été sélectionnés pour participer à la Force de répression des gangs (GSF). Ils ont quitté le Sri Lanka en juillet. Parmi eux figurent 43 femmes militaires.
Stakeholders also expressed their views and concerns on the new measures required by the amended Electoral Decree. They claimed that many of these measures were unwieldy and onerous. They were particularly concerned by the number of documents candidates were required to provide to the Electoral Council (CEP) and the slow pace of the registration of electors. It was drawn to the attention of the EPG that the voter registration process was not meeting expectations. The process was constricted by the existence of territories beyond state control. Many of the stakeholders emphasized the need for greater public sensitisation on the process and wider availability of registration centres,
La Maison-Blanche a officiellement transmis au Sénat américain, lundi 14 septembre, la nomination d’Austin Holmes, de Floride, au poste d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire des États-Unis auprès de la République d’Haïti, un choix particulièrement révélateur des priorités de Washington dans un pays confronté à une crise sécuritaire, institutionnelle et humanitaire majeure.
À trois mois du scrutin prévu le 13 décembre, Haïti s’apprête à modifier une nouvelle fois son cadre électoral. Selon des informations confirmées obtenues par Zile News, le décret électoral et le calendrier seront réexaminés mercredi en Conseil des ministres. Après deux décrets électoraux successifs, une première modification du texte actuellement en vigueur, plusieurs reports et des échéances déjà prolongées, cette nouvelle révision met en lumière les difficultés du gouvernement et du Conseil électoral provisoire à stabiliser un processus attendu depuis près de dix ans. À ces tâtonnements institutionnels s’ajoute une crise sécuritaire qui a déplacé près de 1,5 million de personnes et bouleversé la géographie électorale du pays.
Anyone who has links to criminal organizations in Haiti should not be allowed to participate in the country’s forthcoming elections, the head of the Organization of American States said Friday, stressing that it is ultimately up to Haitian authorities to determine the eligibility of candidates to run for president, Parliament and local offices.
La situation haïtienne n'est donc pas simplement la plus mauvaise du classement : elle constitue une anomalie statistique régionale.
Dans le classement régional présenté par AmericasBarometer, l'approbation de l'exécutif est de seulement 11 % en Haïti, le niveau le plus faible observé dans le graphique comparatif.
Dans la même enquête, 89,7 % des Haïtiens interrogés jugeaient les élections importantes pour l'avenir du pays et 82,9 % souhaitaient qu'elles aient lieu en 2026 ou 2027.
Le paradoxe est central : une population extrêmement méfiante envers sa classe politique continue néanmoins d'accorder une grande importance au retour aux urnes.
À trois mois du vote, la question n'est donc plus seulement de savoir si une date électorale existe.
Elle est de savoir si, d'ici au 13 décembre, Haïti pourra faire converger quatre éléments qui ont jusqu'ici progressé à des rythmes différents : un cadre juridique stabilisé, un corps électoral suffisamment constitué et localisé, une infrastructure de vote effectivement opérationnelle et un niveau de sécurité permettant aux électeurs de se rendre aux urnes.
Après dix ans sans élections nationales, c'est désormais sur cette convergence, et non sur le seul maintien d'une date dans le calendrier, que se jouera la crédibilité du processus électoral haïtien.