Haïti : Bukele envoie 100 forces spéciales à la recherche de quatre militaires disparus

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PORT-AU-PRINCE, 23 octobre 2026 — Le Salvador passe à l’offensive en Haïti. Le président Nayib Bukele a déployé jeudi 100 militaires des forces spéciales pour retrouver quatre techniciens de l’aviation salvadorienne disparus après une attaque de gangs armés, le 18 octobre, dans la zone de Santo, à Croix-des-Bouquets. « Ce n’est que le début », a averti une source proche du déploiement, laissant entrevoir l’arrivée possible de renforts supplémentaires à Port-au-Prince.

La Gang Suppression Force (GSF) a confirmé l’arrivée d’un contingent salvadorien le 22 octobre. Deux sources proches du dossier ont indiqué que 100 soldats des forces spéciales avaient été envoyés en Haïti. Une seconde source a évoqué la possibilité d’un renforcement du dispositif, sans qu’un nouvel arrivage soit officiellement confirmé.

Les quatre techniciens ont disparu après l’attaque de leur véhicule blindé, qui a pris feu. Ils ont pu en sortir, mais leur localisation demeure inconnue. Bukele a annoncé une opération destinée à les retrouver et exigé leur retour vivants et indemnes, avertissant que la réponse serait renforcée s’ils n’étaient pas libérés. Le gouvernement haïtien a également déclaré leur récupération prioritaire.

Des informations évoquent le déploiement de parachutistes et de membres d’unités spécialisées salvadoriennes, ainsi qu’un transport par avion militaire C-17 Globemaster III.

L’intervention survient dans une zone où plusieurs groupes armés opèrent, notamment 400 Mawozo. Toutefois, aucune information vérifiée ne permet à ce stade d’attribuer formellement l’embuscade à ce groupe. Aucun communiqué consulté ne confirme non plus que les quatre militaires ont été localisés ou libérés.

Le déploiement salvadorien place désormais la GSF face à un défi immédiat : retrouver ses propres personnels dans une zone où les groupes armés conservent une capacité d’action importante. L’éventuelle arrivée de renforts pourrait élargir l’opération, mais l’effectif total effectivement déployé reste inconnu.

Pendant ce temps, la République dominicaine maintient sa frontière avec Haïti ouverte, tout en affirmant garder un dispositif de surveillance renforcé. Les autorités dominicaines déclarent que plus de 10 000 militaires sont déployés le long d’environ 300 kilomètres de frontière et préviennent que des mesures supplémentaires pourront être prises si la situation l’exige.

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