« Les élections sont possibles en novembre prochain, à condition que la sécurité soit rétablie et que les fonds requis soient mobilisés… », selon le CEP

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Lors d’une entrevue accordée au Nouvelliste le week-end dernier, le Premier ministre a exprimé son souhait de voir le premier tour des élections organisé avant la fin de l’année.

Lors d’une entrevue accordée au Nouvelliste le week-end dernier, le Premier ministre a exprimé son souhait de voir le premier tour des élections organisé avant la fin de l’année. Contacté mardi par Le Nouvelliste, un conseiller électoral a indiqué que « cela est techniquement possible pour le CEP d’organiser ces élections dès le mois de novembre prochain, à condition toutefois que la sécurité soit rétablie et que les fonds nécessaires soient disponibles… »

L’exécutif tarde à valider le projet de décret et le budget électoral que lui a envoyé le Conseil électoral. Notre source au CEP indique que sans ces deux documents, le processus électoral peut être retardé. 

« Dans la mesure où nous avons le rétablissement de la sécurité dans le pays, c’est techniquement possible d’organiser les élections dans le pays en novembre prochain. Et, actuellement nous travaillons au CEP sur cette possibilité », a dit au Nouvelliste ce conseiller électoral réagissant à l’interview du Premier ministre accordée au Nouvelliste.

Selon ce membre du CEP, les deux préalables aux élections que l’institution électorale avait avancé en décembre dernier sous l’administration du Conseil présidentiel de transition sont toujours fondamentales. « Le Premier ministre a reconnu la nécessité de rétablir la sécurité dans le pays », a-t-il dit, soulignant que les autorités devront faire plus d’efforts en ce sens.

S’agissant de la proposition de budget électoral, notre source au CEP a souligné que deux semaines après avoir soumis le document au gouvernement, « nous n’avions eu aucun retour… »

Dans l’interview accordée à Frantz Duval, rédacteur en chef de Le Nouvelliste le week-end écoulé, Alix Didier Fils-Aimé avait dit n’être toujours pas satisfait de la deuxième proposition de budget du CEP. Après le rejet par la Primature du budget électoral de 250 millions de dollars, le Conseil électoral a soumis le 28 avril dernier un nouveau budget d’environ 225 millions dollars pour l’organisation des élections. 

« Nous ne pouvons pas encore statuer sur le budget présenté par le CEP. Je ne suis pas encore satisfait. Mais nous allons nous réunir dès mon retour pour avoir un budget qui reflète les capacités (ressources de l’État, NDLR) et le travail qui mérite d’être fait », a confié le Premier ministre Fils-Aime en interview exclusive avec Le Nouvelliste en marge de la messe pour la paix célébrée à Rome, par le numéro deux du Vatican, le cardinal Secrétaire d’État Pietro Parolin, le samedi 9 mai 2026.

Notre source au CEP a souligné au journal que dans la deuxième version du budget électoral envoyé au gouvernement, « nous avions aussi soumis les noms de deux cadres de l’institution, le directeur exécutif et le directeur de la planification pour travailler avec le gouvernement sur le document. Depuis, nous n’avions eu aucun retour », a-t-elle dit. 

« Jusqu’à présent, le gouvernement n’a pas encore pris le temps pour discuter avec nous au CEP ni sur le projet de décret ni sur la proposition du budget électoral. Nous attendons la décision de l’exécutif sur ces deux documents officiels, sans quoi nous ne pourrons pas avancer avec le processus électoral », a expliqué ce conseiller électoral joint par téléphone. 

Si le chef du gouvernement dans cette interview accordée au Nouvelliste avait annoncé pour bientôt la publication du projet de décret électoral dans Le Moniteur, notre source au CEP souligne que sans cette publication le document n’est pas validé par le gouvernement. « Depuis le 7 février, date à laquelle le Premier ministre a pris les rênes du pouvoir, il n’a rencontré le CEP que deux fois… », se plaint notre source au CEP.

Pour justifier le budget électoral présenté à l’exécutif, des membres du CEP ont rappelé au Nouvelliste que lors des élections de 2015 et 2016, le CEP pouvait compter sur l’appui logistique et de transport de la MINUSTAH et de l’USAID. 

« Il y a aussi des nouveautés dans les prochaines élections. Nous avons les inscriptions des électeurs, la mise en place d’un centre de tabulations dans chaque département, le vote de la diaspora… toutes ces nouveautés représentent des coûts additionnels qui n’étaient pas là en 2015 et 2016 », expliquent nos sources au CEP.

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