10 véhicules blindés reçus du Canada, d’autres attendus à Port-au-Prince (Video)

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Par Roberson Alphonse

L’ambassadeur du canadien Haïti, André François Giroux, a remis dix véhicules blindés de transport de troupes à la PNH, lors d’une cérémonie à laquelle ont participé le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et des hauts gradés de la PNH, lundi 16 février 2026.

L’ambassadeur du canadien Haïti, André François Giroux, a remis dix véhicules blindés de transport de troupes à la PNH, lors d’une cérémonie à laquelle ont participé le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et des hauts gradés de la PNH, lundi 16 février 2026. Les 10 blindés doivent renforcer les capacités des policiers dans plusieurs départements du pays. Il est prévu le déploiement de 3 unités dans le Centre, 3 dans l’Artibonite, 2 au Cap, 2 à Port au Prince », a confié une source gouvernementale au Nouvelliste.

15 autres blindés sont attendus à Port-au-Prince. Sur une commande de 40 véhicules blindés de l’Etat Haitien, 15 doivent arriver dans deux ou trois semaines, a appris Le Nouvelliste. La police a pris des dispositions pour renforcer son effectif dans le plateau central. « 150 policiers vont être déployés aussi à Hinche pour consolider la commune », a appris le journal de cette source gouvernementale.

Le rapport présenté en janvier 2026 par le Binuh au conseil de sécurité de l’ONU a communiqué des informations sur des efforts effectués en 2025.

« La Police nationale d’Haïti a renforcé ses capacités opérationnelles en se dotant de matériel et d’infrastructures supplémentaires. Le parc automobile a été consolidé avec 10 véhicules blindés acquis par le gouvernement et 30 offerts par un partenaire bilatéral. Au 31 décembre, le parc automobile comprenait 114 véhicules blindés opérationnels et 33 non opérationnels, tandis que 25 avaient été détruits et deux auraient été saisis par des gangs. Le 8 novembre, le Gouvernement a alloué sept des 17 véhicules blindés de transport de troupes aux Forces armées d’Haïti pour soutenir les opérations de lutte contre les gangs », pouvait-on lire dans ce rapport adressé au Conseil de sécurité.  

« À la fin de l’année 2025, la Police nationale d’Haïti avait renforcé ses capacités institutionnelles en améliorant la planification stratégique, le recrutement, la formation et l’acquisition de moyens de transport.

Si le rapport a révélé qu’entre septembre et novembre, 14 agents ont été tués, dont neuf dans l’exercice de leurs fonctions, il a partagé des informations sur le recrutement du personnel policier. « Le 17 novembre, le recrutement a commencé pour la trente-sixième promotion, qui devrait compter entre 900 et 1 200 candidats, tandis que 876 recrues de la trente-cinquième promotion (dont 160 femmes, soit 18,3 %), ont poursuivi la formation de base entamée le 7 octobre. Ces exercices de recrutement visent à augmenter les effectifs de la police de 4 000 agents d’ici au premier trimestre 2027 », selon ce rapport. Le chargé d’affaires américain, Henry P . Wooster avait communiqué, lors d’une audition par devant la commission d’appropriation du sénat américain des chiffres sur l’effectif des gangs et de la PNH. La population totale des gangs est estimée à environ 12 000 individus, dont près de 3 000 sont particulièrement bien armés, expérimentés et représentent la menace la plus sérieuse. À titre de comparaison, la Police nationale d’Haïti (PNH) compte environ 6 000 agents inscrits, dont au maximum 400 — et souvent moins — participent réellement aux combats », avait dit Henry P. Wooster.

Entre-temps, sur le terrain il est observé une baisse de régime dans les opérations menées par la PNH depuis début février. 

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