22 janvier 2026
Le Secrétariat général de l’Organisation des États américains (OEA) continue de suivre de près l’évolution de la situation politique en Haïti et reste engagé dans le dialogue avec les autorités haïtiennes, dans un contexte d’incertitude persistante entourant le cadre de transition actuel.
Dans ce contexte, le Secrétariat général rappelle que le mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) doit prendre fin le 7 février 2026, conformément aux dispositions de l’Accord du 3 avril 2024.
Les décisions concernant les futurs arrangements de gouvernance relèvent du leadership haïtien et des acteurs nationaux concernés. Tout arrangement politique issu de ce processus gagnerait à être clairement défini et limité dans le temps, afin que les mécanismes de transition conservent leur caractère temporaire. Une approche axée sur les résultats serait également essentielle, en donnant la priorité au rétablissement de la sécurité et à l’organisation d’élections. L’efficacité dépendrait d’une coordination solide, y compris d’un engagement constructif avec les partenaires internationaux. Par-dessus tout, un esprit d’unité doit prévaloir, en plaçant les intérêts et le bien-être du peuple haïtien au cœur de tous les efforts.
Haïti se trouve à un moment critique de son histoire. Avec le soutien de la communauté internationale, le pays continue de faire face à des défis urgents en matière de sécurité tout en œuvrant au rétablissement d’institutions légitimement élues, fondement de la reprise économique et sociale. Dans ce contexte délicat, la préservation de la stabilité, du dialogue et de la continuité institutionnelle demeure essentielle, et la stabilité relative actuelle doit être maintenue et renforcée.
Le Secrétariat général appelle tous les acteurs politiques et les forces vives de la nation à agir de manière responsable, dans l’intérêt de la paix et du peuple haïtien. Fidèle à ses mandats et à ses principes, l’OEA réaffirme que Haïti demeure une priorité et réitère son engagement à soutenir une gouvernance stable et le renforcement des institutions démocratiques.
Référence : F-007/26





