La crise politique et les violences qui perdurent en Haïti depuis plusieurs années, ont plongé le pays dans le chaos. Mais un « accord récent » entre des groupes politiques suscite l’espoir, aussi bien au sein de la population qu’à l’Organisation des Nations Unies. « Le soutien de l’ONU à la transition en Haïti vise à intégrer l’assistance politique, avec des initiatives en matière de sécurité, de justice et de droits humains ».
La communauté internationale constate en ce mois de mars, qu’Haïti « reste enlisé dans une crise multidimensionnelle, marquée par la faiblesse des institutions, l’incertitude politique, la violence généralisée des gangs et des besoins humanitaires écrasants ».
« Un gouvernement stable indispensable »
« Aucune élection n’a été organisée dans cette nation des Caraïbes depuis le cycle électoral prolongé de 2015 à 2017, qui avait porté au pouvoir le Président Jovenel Moïse. Depuis son assassinat en 2021, le pays est privé de Président élu (…). Un gouvernement stable est indispensable pour améliorer concrètement la vie quotidienne de la population haïtienne. La faiblesse de la gouvernance et l’insécurité qui en découle, ont permis aux gangs armés d’étendre leur emprise territoriale, d’affaiblir l’Etat de droit et de commettre de graves violations des droits humains. »Carlos Ruiz Massieu, représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Haïti.
Après « un accord récent » entre plusieurs groupes politiques, Carlos Ruiz Massieu, voit en ce « nouveau Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections », un « acte politique significatif ». D’après le représentant onusien à Port-au-Prince, cet accord répond directement aux priorités du pays : « rétablir la sécurité, organiser des élections crédibles et restaurer la gouvernance démocratique ».
« La faiblesse de la gouvernance et l’insécurité qui en découle, ont permis aux gangs armés d’étendre leur emprise territoriale, d’affaiblir l’Etat de droit et de commettre de graves violations des droits humains. Parmi elles : des meurtres (plus de 8.100 recensés en 2025), des enlèvements contre rançons, le recrutement d’enfants, ainsi que des violences sexuelles, notamment des viols collectifs de femmes et de filles. »L’Organisation des Nations Unies
La violence des gangs a également provoqué le « déplacement d’environ 1,5 million de personnes, dont beaucoup souffraient déjà de niveaux élevés de pauvreté », une situation aggravée par l’effondrement économique rappelle l’Organisation.
300 partis et groupes politiques prêts à prendre le pouvoir
Face à cette situation factuelle et persistante, l’année 2026 suscite une lueur d’espoir pour l’ordonnancement de nouvelles élections, ce qui aiguise aussi les appétits. « Selon la presse, environ 300 partis ou groupes politiques se sont inscrits » pour ce futur scrutin.
L’ONU affirme qu’elle continue de faciliter le dialogue, de soutenir les élections, de renforcer les institutions judiciaires et de promouvoir la reddition de comptes. « Mais les progrès dépendent de la capacité des parties prenantes haïtiennes à parvenir à un consensus ».
20 août ? 6 décembre ?
S’agissant du calendrier électoral [prévisionnel], « il fixe le premier tour des élections législatives et présidentielles au 20 août, et un second tour, si nécessaire, couplé aux élections municipales, au 6 décembre ».

