Avant d’affronter la Tunisie et l’Islande en amical pour préparer la Coupe du Monde, le sélectionneur des Grenadiers se projette sur ses retrouvailles avec le Brésil.
- Sébastien Migné prépare le retour d’Haïti à la Coupe du Monde
- Les Grenadiers disputent deux matches amicaux, ce samedi 28 mars contre la Tunisie et trois jours plus tard contre l’Islande
- Humble mais conscient des attentes, il se réjouit de la perspective de retrouver le Brésil, avec qui il a croisé le fer au dernier Mondial
À quelques mois du coup d’envoi de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™, Haïti se prépare pour ses retrouvailles avec la compétition reine. Car après 52 ans d’absence, les Grenadiers vont pouvoir se frotter à l’élite mondiale, sous la houlette d’un sélectionneur qui ne cache pas son impatience.
Pour préparer ce grand rendez-vous, ils s’apprêtent à disputer deux matches amicaux dans le Stade de Toronto, l’un des stades du Mondial : ce samedi 28 mars face à la Tunisie et le mardi 31 mars contre l’Islande – deux équipes aux caractéristiques proches de ce qui les attendent en juin.
La nation insulaire a en effet hérité au tirage au sort d’un Groupe C relevé composé du Maroc et de l’Écosse, ainsi que du Brésil. Un défi passionnant pour un technicien aussi expérimenté que Sébastien Migné.
« On a un groupe pas facile puisqu’on va jouer l’équipe mythique quand on pense à la Coupe du Monde (le Brésil) et puis un demi-finaliste de la dernière, avec le Maroc« , a analysé le sélectionneur français d’Haïti au micro de la FIFA.
« Si on veut positiver, on va dire que c’est une formidable visibilité pour Haïti, pour notre équipe nationale, une formidable récompense pour nos joueurs. Maintenant il va falloir être à la hauteur. »
Le calendrier d’Haïti dans le Groupe C
Samedi 13 juin 2026
Haïti – Écosse – Stade de Boston (21h ET)
Vendredi 19 juin 2026
Brésil – Haïti – Stade de Philadelphie (21h ET)
Mercredi 26 juin 2026
Maroc – Haïti – Stade d’Atlanta (18h)
Le natif de La Roche-sur-Yon connaît bien les exigences du niveau international, pour s’être assis sur le banc de sélections en Asie (Oman), en Afrique (RD Congo, Togo, Kenya, Guinée équatoriale…) et désormais dans la région Concacaf.
Mais sa plus belle expérience sans doute est intervenue il y a quatre ans, lorsqu’il a vécu la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022™ au côté de Rigobert Song, à la tête de l’équipe du Cameroun.
Les Lions Indomptables y avaient réalisé un parcours très honorable, avec une courte défaite 1-0 contre la Suisse et un match nul 3-3 face à la Serbie, avant de conclure par une victoire de prestige sur le Brésil, sur un but de Vincent Aboubakar (1-0). Quatre ans plus tard, à l’heure de retrouver la Seleção, il se souvient de ce petit exploit.
« Le Brésil, j’ai eu la chance de les jouer lors de la dernière Coupe du Monde avec le Cameroun. Ça s’était plutôt bien terminé pour nous », a-t-il glissé dans un sourire. « On va essayer de renouveler ça. Sur dix matches, on n’aurait eu aucune chance. Sur un match, tout est possible. C’est ce qui fait la beauté du foot et d’une Coupe du Monde. »
Au-delà de la qualité des joueurs brésiliens, Sébastien Migné rend hommage à Carlo Ancelotti, auquel il va confronter ses tactiques. « Ancelotti évidemment, c’est un exemple pour tout entraîneur. C’est la référence. »
Le sélectionneur a conscience que ce duel suscite déjà énormément l’excitation en Haïti, mais aussi beaucoup d’attentes. « On leur offre le Brésil. Je pense qu’ils vont savourer », a-t-il prédit. « Mais les connaissant, ils vont être aussi très exigeants donc ça va nous rajouter aussi un peu de pression. Donc ce sera au staff d’essayer de trouver des subterfuges pour qu’on soit à la hauteur. »
Si Migné est conscient de la tâche qui l’attend, son tempérament de compétiteur reprend rapidement le dessus : « Il va falloir élever encore le niveau d’un cran. Il ne s’agira pas simplement être là en touristes. Quand on s’engage dans une compétition, il faut essayer d’atteindre le prochain niveau, à savoir passer le premier tour. »
Avec le talent de son effectif, sa science tactique et la ferveur de tout un peuple, il n’est pas dit qu’Haïti ne pourrait pas créer une surprise ou deux cet été en Amérique du Nord.

