Haïti : vers un déploiement de forces de sécurité du Tchad
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Le Tchad s’est engagé à déployer 750 policiers et gendarmes en Haïti pour lutter contre les gangs.
Ces troupes tchadiennes feront partie d’une nouvelle Force de répression des gangs (FRG), proposée par le Panama et les Etats-Unis et approuvée par le Conseil de sécurité de l’ONU en septembre dernier. Quel est l’avantage pour le Tchad de s’engager en Haïti et les éventuels risques auxquels les troupes tchadiennes seraient exposées ?
Les avantages pour le Tchad
Ce sont au total 750 policiers, gendarmes et militaires tchadiens qui seront déployés en Haïti pour aider à lutter contre les gangs armés, dès le mois d’avril. Cette mission s’inscrit dans le cadre de la Force de répression des gangs (FRG), une opération multinationale, soutenue par l’ONU et chargée de rétablir la sécurité à Port-au-Prince, les gangs contrôlant la quasi-totalité de la capitale haïtienne.
Pour l’universitaire et politologue tchadien Evariste Ngarlem Toldé, la participation du Tchad à cette mission offre « plusieurs avantages stratégiquesnon négligeables sur le plan international » assure-t-il avant de préciser que « cette participation offre aux troupes tchadiennes une formation de haut niveau, une expérience opérationnelle unique dans ce contexte complexe ».
Il ajoute par ailleurs que « ça permet au Tchad d’accéder au financement et aux équipements de l’ONU et enfin ça permet également au gouvernement tchadien d’asseoir son influence diplomatique internationale. »
Ecoutez les explications de Blaise Dariustone, correspondant au Tchad pour le programme francophone de la Deutsche Welle.
Des risques à ne pas négliger
Cette Force de répression des gangs (FRG) dont feront partie les troupes tchadiennes devrait remplacer une mission de sécurité multinationale dirigée par le Kenya, présente sur le terrain depuis juin 2024 mais qui n’a guère progressé dans la lutte contre les bandes criminelles. C’est une mission à haut risque, prévient l’analyste politique tchadien Yamingué Betinbaye « parce qu’il est question d’aller combattre les gangs qui connaissent le terrain, qui ont des moyens matériels et logistiques parfois très modernes ».
Selon lui ces gangs ont « des capacités de nuisance très élevées par ce que ce sont des gangs dont certains éléments ont été formés aux États-Unis« . Le chercheur reconnait qu’il y a « la préformation, mais les risques sont élevés et c’est à cause de ces risques que l’opinion publique kenyane par exemple a exigé un retrait de ces éléments déployés parce qu’il y avait de plus en plus de morts dans les rangs des éléments kenyans qui ont été déployés sur le terrain en Haïti ». Yamingué Betinbaye dit toutefois espérerque « cela n’en soit pas de même pour les éléments tchadiens qui vont être déployés ».
Pour certains observateurs, les autorités tchadiennes feraient par ailleurs mieux de se concentrer sur la sécurité des Tchadiens au Tchad, pays miné par des affrontements intercommunautaires.Mais aussi assurer la sécurité le long de sa frontière avec le Soudan ou des attaques entre belligérants soudanais se sont multipliés ces derniers jours, faisant plusieurs morts, côté tchadien.
À seulement 21 ans, Milenchy Carthousia Pierre, étudiante haïtienne en sociologie, inscrit son nom avec éclat dans le cœur de la francophonie. Le 18 mars 2026, elle a remporté le premier prix du concours d’écriture de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), une distinction dédiée aux étudiants internationaux. Mais au-delà du prix, c’est une mission qu’elle a accomplie : raconter Haïti.
Il existe une Haïti que l’on ne voit pas toujours sur les cartes. Une Haïti qui ne se limite ni à ses frontières géographiques, ni aux récits souvent réducteurs que l’on en fait. Cette Haïti-là vit, respire et se relève chaque jour à travers sa diaspora — dispersée aux quatre coins du monde, mais profondément enracinée dans une même mémoire, une même douleur, une même espérance.
Gangs continued to expand their influence in Haiti, both through territorial control and by consolidating their role as political brokers. This latter dimension remains largely absent from national and international crisis response strategies.
By failing to account for the political economy of violence, particularly the importance of addressing politico-criminal relationships, current policies risk perpetuating rather than loosening the links between armed groups and the political system, especially if the 2026 elections proceed without a more comprehensive response adapted to the complexity of the crisis.
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« Le CEP a élaboré un budget de 250 millions de dollars. Ce n’est pas un budget acceptable »