Fils-Aimé en pèlerinage pour la sécurité et les investissements

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La Force de répression des gangs (FRG) prend forme.

Frantz Duval

La Force de répression des gangs (FRG) prend forme. Selon le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, 700 Tchadiens appelés à composer cette force sont déjà en Haïti. Ils s’acclimatent et se préparent

En interview avec Le Nouvelliste à l’ambassade d’Haïti à Washington, mardi 21 avril 2026, le Premier ministre dit espérer les premières opérations de la FRG sur le terrain d’ici mai 2026. 

Actuellement en visite officielle aux États-Unis d’Amérique, le chef du gouvernement plaide partout en faveur de la nécessité de doter la FRG de moyens adéquats. « Haïti n’a pas besoin d’une Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) 2.0. Nous avons besoin d’une vraie force en capacité d’aider le pays », a expliqué Fils-Aimé au Nouvelliste. 

L’allusion à la MMAS est claire : la précédente mission emmenée par les Kenyans n’a jamais disposé des ressources ni des effectifs promis. La suite, on la connaît. Les Kenyans ont fait de leur mieux, mais cela n’a pas suffi à modifier concrètement la situation sécuritaire en Haïti. 

En rencontrant cette semaine des décideurs américains au plus haut niveau, dont le Secrétaire d’État Marco Rubio, Kristi Noem, envoyée spéciale pour le « Bouclier des Amériques » (Shield of the Americas), des responsables de la Sécurité nationale aux USA, ainsi que des parlementaires républicains et démocrates, du Sénat et de la Chambre des représentants, Fils-Aimé cherche à tisser un réseau solide d’appui à la FRG.

Avant de quitter les États-Unis, le Premier ministre doit prendre la parole devant le Conseil de sécurité des Nations Unies qui a autorisé la FRG et doit rencontrer des diplomates des pays qui soutiennent l’initiative. 

L’objectif est de mettre toutes les chances sur la route de la FRG et, d’ores et déjà, de commencer à sécuriser le prochain mandat d’une année.

Comme les armes ne suffisent pas, la mission conduite par Fils-Aimé effectue un pèlerinage auprès des agences qui financent des projets en Haïti ou soutiennent le pays. La Banque mondiale, la Banque interaméricaine de développement, le département d’État, entre autres, sont sollicités pour mettre en place l’indispensable béquille qui doit donner sens à la force des armes : le travail et l’investissement. 

Dans ses échanges avec Le Nouvelliste, le Premier ministre a reconnu qu’il faut créer des emplois en Haïti afin d’offrir de réelles opportunités aux Haïtiens. C’est dans ce contexte qu’il a appelé au renouvellement de la loi Help/Hope sur une période plus longue. 

La question des emplois est fondamentale alors que celle des salaires s’impose également dans l’actualité. Une grève paralyse les hôpitaux publics et le parc industriel Codevi est à l’arrêt. 

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