Le gouvernement revalorise le salaire minimum

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En conférence de presse, tenue au siège du Fonds d’assistance économique et sociale (FAES), à Delmas 75, le lundi 4 mai, le ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Collin, a annoncé une revalorisation du salaire minimum.

En conférence de presse, tenue au siège du Fonds d’assistance économique et sociale (FAES), à Delmas 75, le lundi 4 mai, le ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Collin, a annoncé une revalorisation du salaire minimum.

« Le ministre Serge Gabriel Collin a précisé que le salaire minimum applicable aux ouvriers du secteur de la sous-traitance est désormais fixé à 1 000 gourdes par jour. Il a en outre indiqué que cette revalorisation sera étendue de manière progressive à l’ensemble des segments concernés, dans un souci d’équilibre et de soutenabilité », a annoncé la Primature dans un communiqué.

Des mesures complémentaires incluant une baisse du prix de l’électricité au Parc industriel de Caracol dès janvier 2027 ont également été annoncées. « Conscient du rôle stratégique du secteur privé dans la création d’emplois et de richesses, le gouvernement a engagé des discussions relatives à la réduction du coût de l’énergie, notamment dans sa composante renouvelable. À cet effet, à compter de janvier 2027, le tarif de l’électricité dans la zone du Parc Caracol sera ramené à 21 centimes par kilowatt, contre 30 centimes actuellement. Cette mesure, concertée avec les partenaires économiques, vise à améliorer l’accessibilité des services essentiels, en particulier au bénéfice des populations les plus vulnérables », précise le communiqué du gouvernement.

Par ailleurs, une aide directe de 625 millions de gourdes pour soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs est également prévue. « le ministre de l’Économie et des Finances a annoncé la mise en place d’un appui financier direct en faveur des ouvriers. Une enveloppe de 625 millions de gourdes sera mobilisée pour les cinq derniers mois de l’exercice fiscal 2025-2026, traduisant l’engagement constant de l’Exécutif en faveur de la protection sociale et du pouvoir d’achat », souligne le communiqué.

« Cette intervention a également permis de réaffirmer la volonté du Gouvernement de créer un environnement propice à l’investissement, à l’emploi et à la croissance, dans le respect des priorités nationales. Sous l’impulsion du Premier ministre, l’action gouvernementale demeure résolument orientée vers la stabilité, la cohésion sociale et la préservation de la dignité de chaque foyer haïtien », conclut le communiqué.

Le CNOHA salue la décision

Le syndicaliste Dominique St-Éloi, membre de la Centrale nationale des ouvriers haïtiens (CNOHA), se réjouit de l’annonce de l’augmentation du salaire minimum des ouvriers de la sous-traitance à 1 000 gourdes par jour. Contacté par le journal, ce mardi 5 mai 2016, le syndicat qui considère cette augmentation comme un gain, a indiqué que c’était le résultat des mouvements de mobilisation des ouvriers ces deux dernières semaines.

« C’est à travers d’intenses négociations suites aux mouvements de mobilisation des ouvriers de la sous-traitance qu’on a arraché cette augmentation. C’est un gain. Nous sommes sortis satisfaits des négociations », a déclaré le syndicaliste au journal.

« On a exigé 1 500 gourdes. Les négociations nous ont permis d’avoir 1000 gourdes. Nous sommes satisfaits, pas parce que ce montant peut satisfaire les besoins des travailleurs mais parce que les patrons ne nous l’auraient jamais donné sans cette levée de boucliers. Aujourd’hui nous nous sentons vivifiés », s’est réjoui Dominique St-Éloi.

« Aujourd’hui le salaire passe de 770 à 1000 gourdes pour le segment A, 715 à 900 gourdes pour le segment B. Pour le Segment C on passe de 540 à 760 gourdes, de 350 à 500 gourdes pour le segment E, alors que le segment F passe de 685 à 1000 gourdes. Le segment G pousse de 615 à 925 gourdes et le segment H est désormais de 900 gourdes contre 615 avant l’augmentation », a détaillé le syndicaliste.

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