Après les États Unis, le Canada s’oppose à la révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé

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Le Canada s’oppose également à un changement de gouvernement à deux semaines de la fin de mandat du Conseil présidentiel de transition.

Le Canada s’oppose également à un changement de gouvernement à deux semaines de la fin de mandat du Conseil présidentiel de transition. L’ambassade du Canada a publié, jeudi 22 janvier 2026, un communiqué sur son compte X (anciennement Twitter), alors que des membres du CPT veulent renvoyer l’actuel chef de gouvernement, Alix Didier Fils-Aimé.

« Le Canada est profondément préoccupé par les tentatives de plusieurs membres du CPT de remplacer le Premier ministre à seulement quelques jours de la fin de leur mandat. Cette action ne peut qu’affaiblir la stabilité et la sécurité du pays à un moment crucial de son histoire », peut-on lire dans la publication de l’ambassade du Canada sur X.

L’ambassade du Canada a menacé de sévir contre les conseillers présidentiels derrière ce projet de renvoi du PM Fils-Aimé. « Le Canada demeure prêt à prendre des mesures contre tout acteur dont les actions compromettent la paix, la sécurité et la stabilité d’Haïti. Le Canada demeure engagé à soutenir les efforts visant à redonner au peuple haïtien sa sécurité et son droit souverain et constitutionnel de choisir ses dirigeants par voie démocratique. Une fois de plus, nous appelons tous les membres du CPT à respecter leur engagement de quitter leur fonction le 7 février et à s’abstenir de freiner davantage les progrès vers des élections libres et équitables », conclut la note.

Cinq membres du Conseil présidentiel de transition, Leslie Voltaire, Smith Augustin, Louis Gérald Gilles, Edgard Leblanc et Fritz Alphonse Jean ont signé une résolution pour mettre fin aux fonctions du premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Les raisons derrière cette action ne sont pas explicitées par les initiateurs. 

Dans une correspondance transmise mercredi soir à ses pairs du CPT, Laurent Saint-Cyr s’est dit opposé à toute résolution visant à remettre en cause la stabilité gouvernementale à l’approche du 7 février. Il a dénoncé toute tentative de précipitation ou de prise de décisions majeures sans un dialogue élargi, structuré et véritablement représentatif des différents secteurs de la vie nationale, y compris de la diversité des sensibilités politiques ayant disposé, à des degrés divers, d’une légitimité électorale avérée.

Avant la lettre du coordonnateur du CTP, les États-Unis ont publié un communiqué disant : «Les États-Unis mettent en garde le Conseil présidentiel de transition (CPT) contre toute tentative de modification de composition du gouvernement à quelques jours de la fin de son mandat le 7 février prochain», peut-on lire dans la note rendue publique dans la soirée, par l’ambassade américaine en Haïti.


«L’objectif des États-Unis pour Haïti demeure l’instauration d’un niveau minimal de sécurité et de stabilité. Toute tentative de modification de la composition du gouvernement par le Conseil présidentiel de transition (CPT), non élu, à ce stade avancé de son mandat, serait considérée par les États-Unis comme une manœuvre visant à saper cet objectif et, de ce fait, serait nulle et non avenue», ont indiqué les USA dans le message de son ambassade, mercredi soir.

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