With voter registration lagging and political parties complaining that eligibility requirements for fielding candidates are too burdensome, Haiti’s transitional authorities have revised the country’s electoral rules for the third time in four months, but stopped short of formally postponing the Dec. 13 vote.
Le gouvernement haïtien a publié, le 6 octobre, une nouvelle version du décret électoral dans le numéro spécial 50 du journal officiel Le Moniteur. Adopté en Conseil des ministres la veille, le texte modifie en profondeur plusieurs dispositions relatives aux candidatures, aux frais d’inscription, au contrôle des partis politiques et à la transmission des procès-verbaux. Certaines exigences documentaires disparaissent, tandis que d’autres règles sont assouplies ou réorganisées.
Cette révision intervient alors que le processus électoral est déjà engagé. Le Conseil électoral provisoire (CEP) a prolongé jusqu’au 31 octobre la période d’inscription des candidats et de dépôt des pièces justificatives, tout en reportant la campagne électorale. Aucun nouveau calendrier n’a été annoncé. Les élections sont désormais renvoyées sine die.
Le budget 2026-2027 consacre 73 milliards de gourdes à la sécurité et 8,6 milliards au processus électoral, alors que le gouvernement prévoit une croissance économique de seulement 0,2 %
Le gouvernement prévoit 8,6 milliards de gourdes pour les dépenses exceptionnelles liées aux élections et au soutien aux partis politiques.
Cette enveloppe était de 5,9 milliards dans le budget rectificatif 2025-2026, soit une augmentation de près de 46 %.
Des crédits supplémentaires sont également prévus pour la Présidence et le Parlement afin d’accompagner le renouvellement des institutions après les élections.
Alors qu’Haïti se prépare à ses premières élections générales depuis plus d’une décennie, un nouveau rapport de 94 pages du Groupe d’experts sur Haïti, mandaté par le Conseil de sécurité, apporte un éclairage inédit sur la manière dont les groupes armés continuent de s’appuyer sur des réseaux politiques, économiques et sécuritaires.
Les experts avertissent surtout que les relations entre chefs de gangs, intermédiaires et acteurs politiques ou économiques pourraient reprendre une importance particulière à l’approche des élections.
Sur 137 pages, la Cour décrit une économie en récession pour la septième année consécutive, un appareil d’État qui exécute beaucoup mieux ses dépenses de fonctionnement que ses investissements, des priorités sécuritaires largement sous-exécutées et une gestion de la dette qui appelle davantage de transparence.
Le document met surtout en évidence un décalage entre ce que l’État annonce comme priorités et ce qu’il parvient réellement à exécuter.