Haïti : l’hélicoptère de l’ONU, unique moyen de transport sûr face aux gangs de Port-au-Prince

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Article de RFI

En Haïti, les gangs contrôlent aujourd’hui environ 85% de Port-au-Prince. Se rendre dans la capitale ou en partir est devenu quasi mission impossible, surtout par les airs. Plus aucune compagnie ne dessert la ville en raison de l’insécurité. Pour le personnel humanitaire, il ne reste qu’un moyen de transport jugé relativement sûr : la navette en hélicoptère assurée par l’UNHAS, le service aérien des Nations unies. Elle relie Port-au-Prince à la deuxième ville du pays, Cap-Haïtien.

De nos envoyés spéciaux à Port-au-PrinceAchim Lippold et Justine Fontaine

Ce matin-là, à Cap-Haïtien, une douzaine de passagers embarquent dans l’hélicoptère blanc de l’UNHAS (Service aérien d’aide humanitaire des Nations unies), géré par le Programme alimentaire mondial (PAM). Le trajet jusqu’à Port-au-Prince dure environ quarante minutes. On survole un paysage montagneux, sec et aride.

L’hélicoptère se pose finalement sur un petit terrain à Pétion-Ville, dans la banlieue de la capitale. Parmi les passagers qui descendent, on retrouve une employée du Comité international de la Croix-Rouge. « C’est, pour le moment, l’unique moyen de voyage pour entrer et sortir de Port-au-Prince. »

La sécurité au coeur de chaque vol

La sécurité est au cœur de chaque vol. Le protocole est particulièrement strict, explique Robine Jean-Baptiste de l’UNHAS : « Chaque matin, nous avons une révision sécuritaire. Si on doit retarder le vol, on le retarde. Si le vol doit être suspendu, on le suspend. On ne veut mettre personne en danger ».

Pour éviter les tirs et les balles perdues, les deux hélicoptères de l’UNHAS qui assurent ces rotations contournent soigneusement les zones de Port-au-Prince contrôlées par les gangs.

Aujourd’hui, plus de 180 organisations humanitaires en Haïti dépendent de ce mode de transport. Parallèlement, de plus en plus d’hélicoptères privés sillonnent le ciel haïtien. Un moyen de déplacement réservé à une élite fortunée.

L’un des deux hélicoptères de l’UNHAS qui assure la liaison entre Port-au-Prince et différentes villes de province vient de se poser sur un petit terrain à Pétion-Ville, sur les hauteurs de la capitale haïtienne. 

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