Haïti : l’OIF appelle à un consensus national en faveur de la stabilité et de la tenue d’élections

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Conformément aux dispositions de l’Accord politique du 3 avril 2024 et du décret instituant le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le mandat de celui-ci a pris fin le 7 février 2026.

Malgré un regain de la dynamique de dialogue inter-haïtien ces dernières semaines, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) constate avec préoccupation que la fragmentation et les divisions persistantes de la classe politique nationale n’ont pas permis, à ce stade, de faire émerger un consensus suffisamment large et inclusif. Un tel consensus demeure pourtant indispensable pour favoriser la stabilité institutionnelle du pays et améliorer les conditions de vie des populations, déjà gravement affectées par la violence des gangs.

En ce moment délicat de l’histoire de la République d’Haïti, l’OIF encourage les acteurs nationaux à tirer les leçons du passé, récent comme plus ancien, à dépasser leurs différends ainsi que leurs intérêts personnels et partisans, et à privilégier l’intérêt supérieur du pays et du peuple haïtien.

L’OIF prend acte qu’en l’absence persistante d’un accord, le pouvoir est assuré depuis le 7 février 2026 par le Conseil des ministres, sous la présidence de l’actuel Premier ministre. Elle demeure pleinement engagée en soutien à la mise en place de la Force de répression des gangs (FRG-GSF) et reste disponible pour continuer à faciliter — comme le fait depuis 2025 l’Envoyé spécial de la Secrétaire générale de la Francophonie, en coordination avec les autres partenaires — les efforts des parties prenantes. Ces efforts doivent permettre d’aboutir à une solution durable, au bénéfice de la stabilité politique, de la sécurité et de la paix en Haïti, ainsi que dans la perspective de la tenue d’élections.

L’OIF compte 90 États et gouvernements : 53 membres, 5 membres associés et 32 observateurs.
 

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