Haïti : près de 5 milliards $ de transferts reçus en 2025

Date:

Selon le gouverneur de la BRH, ces flux ont progressé d’environ 20 % et soutiennent la consommation, le marché des changes et les réserves du pays.

Haïti a reçu près de 5 milliards de dollars américains en transferts internationaux en 2025. Ce montant représente une hausse d’environ 20 % par rapport à l’année précédente. L’information a été communiquée par Ronald Gabriel, gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH), lors de son intervention à l’émission Rendez-vous Économique.

Selon le gouverneur, les transferts envoyés par la diaspora jouent un rôle central dans le fonctionnement de l’économie haïtienne. Ils soutiennent directement la consommation des ménages et contribuent à maintenir une certaine stabilité sociale dans un contexte économique difficile.

Ces flux financiers renforcent aussi l’offre de devises sur le marché des changes. Cette situation offre à la Banque centrale une marge d’intervention plus large pour réguler le marché du dollar en Haïti et limiter les pressions excessives sur la gourde.

Un soutien clé pour les réserves de change

Ronald Gabriel souligne que cette dynamique a permis à la BRH de renforcer les réserves internationales du pays. Les réserves nettes atteignent désormais 1,6 milliard de dollars, tandis que les réserves brutes s’élèvent à 3,2 milliards de dollars. Ce niveau correspond à environ six mois et demi d’importations.

Pour la Banque centrale, ces indicateurs traduisent une capacité de résilience macroéconomique plus solide. Dans un environnement marqué par l’insécurité et les chocs externes, les transferts de la diaspora demeurent l’un des principaux piliers de la stabilité financière d’Haïti.

La BRH indique qu’elle continuera de suivre de près l’évolution de ces flux, considérés comme essentiels à l’équilibre économique du pays.

Share post:

Les + Populaires

Plus d'Articles
Similaires

Le secrétaire d’État adjoint des États-Unis, Christopher Landau, reçu au Palais national

le secrétaire d’Etat américain a fait un compte rendu de sa visite en Haïti, en notant un changement notable de la situation sécuritaire. “Lorsque notre administration a pris ses fonctions il y a seize mois, Haïti était au bord du gouffre, menacée par de violents gangs criminels qui risquaient de prendre le contrôle du pays et de provoquer un effondrement social total ainsi qu'un nouvel afflux de migrants (qui s'ajouteraient à ceux que l'administration Biden avait activement encouragés à venir). La situation est aujourd'hui radicalement différente”, a-t-il fait remarquer.

U.S. Deputy Secretary of State Landau visits Haiti amid deadly surge in violence

Deputy U.S. Secretary of State Christopher Landau visited Port-au-Prince on Friday on a last-minute trip during which he observed a shooting exercise involving members of the newly created Gang Suppression Force, which has yet to be fully deployed, and met with Prime Minister Alix Didier Fils-Aimé. Landau’s visit comes at a particularly difficult moment for Fils-Aimé and residents of the capital and surrounding regions, where armed gangs have been tightening their grip and expanding their control; the country’s long-overdue elections increasingly look unlikely to take place this year.

Haïti et ses crises électorales

Depuis 1987, date de la tentative d’organiser les premières élections démocratiques en Haïti, les crises électorales avant, pendant ou après les scrutins, se sont succédé. Rares sont les élections sans crises et les crises sans une élection au bout des aventures. L’une nourrissant l’autre pour donner naissance à nos insatiables transitions.  Il est encore temps d’éviter la prochaine catastrophe électorale. Pour cela, il faudra de la pédagogie, de la simplification et des institutions au-dessus de tout soupçon. Pas d'approximation, pas d'omission, pas d’arrière-pensée.

La FRG annonce des opérations imminentes contre les gangs

La Force de répression des gangs (FRG) a annoncé qu’elle se trouve dans la phase finale de ses préparatifs avant le lancement de ses opérations en Haïti. Cette annonce intervient dans un contexte de détérioration continue de la situation sécuritaire, notamment à Port-au-Prince ainsi que dans plusieurs autres régions du pays, où les violences armées continuent de provoquer peur, déplacements de population et instabilité.