Le Tchad prévoit d’envoyer 800 agents de sécurité en Haïti, selon une source officielle

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Le Tchad a l’intention de déployer 800 policiers et gendarmes en Haïti cette année pour intégrer une force internationale chargée d’aider la police haïtienne à lutter contre de puissants gangs armés, a déclaré à Reuters un haut responsable de la police tchadienne.

Les forces tchadiennes devraient arriver d’ici juin après avoir reçu une formation de la part de « partenaires européens et américains », a précisé ce responsable, qui a requis l’anonymat n’étant pas autorisé à s’exprimer publiquement.

Le ministre des Affaires étrangères de la République dominicaine, Roberto Alvarez, a déclaré cette semaine que la Force de répression des gangs, soutenue par l’ONU, atteindrait sa pleine capacité de 5 500 hommes d’ici octobre et que la police kényane, déployée en Haïti sous un modèle précédent, devrait se retirer progressivement.

Alvarez, s’exprimant après une rencontre avec des responsables américains, a affirmé que les forces tchadiennes étaient formées aux États-Unis, bien qu’un porte-parole du Département d’État ait démenti cette information.

« Nous remercions le gouvernement du Tchad pour sa contribution promise à la Force de répression des gangs… Les troupes tchadiennes ne s’entraînent pas aux États-Unis », a déclaré le porte-parole.

La Force de répression des gangs a été présentée comme le successeur, de plus grande envergure, de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MSS) dirigée par le Kenya, mais aucun déploiement significatif n’a eu lieu depuis son approbation en septembre dernier.

La force est actuellement composée majoritairement de policiers kényans, ainsi que de contingents plus restreints provenant de quelques pays d’Amérique centrale et des Caraïbes.

Le Tchad avait informé les Nations Unies en octobre 2023 de sa volonté de contribuer en troupes et en policiers à la MSS, sans toutefois préciser d’effectifs ni de calendrier.

À l’époque, l’ONU avait également reçu des engagements similaires de la part du Bénin et du Bangladesh.

Aucun d’entre eux n’a été déployé à ce jour.

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