Les Forces Armées d’Haïti en « alerte maximale »

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Après avoir rappelé ses effectifs qui assuraient la sécurité rapprochée des anciens membres du CPT et des hauts fonctionnaires de l’État, le haut commandement des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) ordonne à ses troupes de passer en condition D.

Après avoir rappelé ses effectifs qui assuraient la sécurité rapprochée des anciens membres du CPT et des hauts fonctionnaires de l’État, le haut commandement des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) ordonne à ses troupes de passer en condition D. Une situation d’alerte maximale qui annonce des opérations militaires sur le terrain dans le cadre de la lutte contre les groupes criminels qui terrorisent la population notamment dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite. 

« En prévision des opérations militaires imminentes sur le terrain, le Haut Commandement ordonne le passage à la condition D pour l’ensemble des unités et organisations militaires sur toute l’étendue du territoire national, à compter du lundi 6 avril 2026 », informe le haut état-major des FAd’H dans un mémorandum publié le 2 avril. 

Cet ordre général signifie que « le lundi 6 avril, dès 08h00 AM, tous les militaires doivent avoir rejoint leur lieu de casernement respectif. Un effectif disponible à 100 % est exigé. Tous les congés, permissions et dispenses sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Le port de l’uniforme complet est obligatoire pour tout mouvement (entrées et sorties) au sein des enceintes militaires. »

Le haut commandement de l’Armée annonce qu’un « contrôle accru et systématique des véhicules et des personnels aux points d’accès des bases sera rigoureusement appliqué. La tenue des cahiers de garde et la documentation précise de tout événement opérationnel doivent être effectuées avec la plus grande rigueur. Les commandants d’unités sont tenus de soumettre, sous 24 heures, un état des besoins logistiques essentiels pour couvrir une période d’autonomie de trente (30) jours. »

« Toutes ces dispositions entrent en vigueur immédiatement et doivent être strictement observées », exige le haut état-major des FAd’H. 

Dans une logique de disponibilité opérationnelle, « chaque militaire doit s’assurer du bon état de fonctionnement de son armement individuel et de ses équipements de protection. La veille radio et téléphonique doit être maintenue 24h/24 par les officiers de garde. »

« La mise en exécution de ces directives incombe à la diligence directe des commandants d’unités. Tout contrevenant ou acte de négligence sera traité avec la plus grande fermeté, conformément au code de justice militaire. Une politique de tolérance zéro est instaurée », menace le haut état-major dans cette adresse à ses troupes. 

Par ailleurs, le haut état-major des FAd’H dans un autre mémorandum indique que « le port de l’uniforme complet et réglementaire est obligatoire et exclusif durant toutes les heures de service. Toutefois, il est formellement interdit de circuler en uniforme, ou d’en arborer des pièces distinctives (veste, couvre-chef, insignes), en dehors des nécessités strictes du service. »

La semaine dernière, le haut commandement de l’Armée avait rappelé ses effectifs qui assuraient la sécurité rapprochée des anciens membres du CPT et des hauts fonctionnaires de l’État

Ils étaient environ 81 militaires des Forces Armées d’Haïti affectés à la protection rapprochée des membres de l’ancien Conseil présidentiel de transition, du président et des magistrats de la Cour de cassation ; des anciens et actuels ministres ; du président et des membres du Conseil Électoral Permanent (CEP) ; des anciens et actuels directeurs généraux et personnalités bénéficiant actuellement d’un détachement militaire. 

L’annonce en condition d’alerte maximale des Forces Armées intervient dans un contexte où des groupes criminels sèment la terreur dans le département de l’Artibonite en tuant des membres de la population et en incendiant leurs maisons. 

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