Le secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, lors d’une conférence de presse donnée ce mercredi 19 août au terme de sa visite à Port-au-Prince, a insisté sur la nécessité d’avoir des élections inclusives dans le pays.
Le secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, lors d’une conférence de presse donnée ce mercredi 19 août au terme de sa visite à Port-au-Prince, a insisté sur la nécessité d’avoir des élections inclusives dans le pays. Ce, alors que plusieurs communes des départements de l’Ouest, du Centre et de l’Artibonite ne disposent pas encore de Centre d’inscription des électeurs.
Interrogé par Le Nouvelliste sur la faisabilité d’un premier tour le 13 décembre prochain, M. Ramdin a rappelé que la date et le calendrier ont été fixés par Haïti. “Ce n’est pas à nous de déterminer la date. Nous sommes par ailleurs très conscients qu’il y a beaucoup de défis à surmonter avant la réalisation du scrutin. Notre détermination et celle exprimée par les autorités haïtiennes que nous avons rencontrées exigent que les élections soient transparentes, équitables et qui permettront à Haïti d’avancer vers la stabilisation”, a soutenu M. Ramdin.
“Il existe une préoccupation certaine que je suis sûr que vous partagez. C’est le délai, a dit le diplomate. Nous avons fortement encouragé le CEP à accélérer ses efforts pour permettre au maximum d’électeurs qu’ils puissent s’inscrire sur les listes électorales. Nous devons aussi garder à l’esprit la situation des personnes déplacées qui sont aussi des électeurs et qui ont droit de vote. Ce sujet a été discuté avec les autorités. Et nous avons été informés des efforts considérables réalisés pour permettre à cette population d’exercer son droit de vote. En fin de compte, c’est au gouvernement de décider s’il veut des élections qui seront perçues par la population et par le monde entier comme étant crédibles pour tous ou des élections qui seront systématiquement contestées. Le choix appartient aux autorités haïtiennes”, a poursuivi Albert Ramdin.
M. Ramdin a insisté sur la légitimité des futurs élus. “Il n’y a pas eu d’élections en Haïti depuis plus de 10 ans. Le pays a besoin d’un gouvernement élu constitutionnel et légitime. Le pays a besoin de renouveler ses autorités locales et d’un corps législatif légitime. Haïti a besoin d’élections crédibles le plus tôt possible qui permettront au pays de retrouver le chemin de la stabilité”, estime le SG de l’OEA.
Plus loin, le leader de l’organisation régionale a appelé à surmonter les défis de sécurité et de participation populaire durant les 3 mois précédant les joutes. “Dans nos discussions au plus haut niveau avec les autorités, le CEP et les forces de l’ordre, nous restons convaincus de ce qu’ils nous ont annoncé, tout en restant conscients des défis à surmonter au cours des 3 prochains qui nous séparent des élections. Nous souhaitons que d’ici là, les routes soient ouvertes pour permettre la libre circulation et à tous les électeurs de se rendre aux urnes pour exprimer leurs choix. C’est un droit fondamental. Les infrastructures essentielles doivent également être sécurisées”, soutient le diplomate.




