Le Salvador a accéléré le déploiement de ses troupes après la disparition de quatre de ses ressortissants lors d’une attaque de gang. Selon des responsables haïtiens , le contingent atteint désormais 1 300 militaires, dans le cadre d’une coopération approuvée par les autorités nationales. Les modalités de commandement et la durée de cette présence restent à préciser.
L’Organisation des États américains (OEA) appelle à renforcer et à mieux coordonner les efforts contre les gangs en Haïti, après l’attaque visant la Force de suppression des gangs (GSF) qui a conduit à la disparition de quatre membres du contingent salvadorien.
Dans une déclaration publiée lundi, le secrétaire général de l’organisation, Albert Ramdin, a estimé que cette attaque soulignait l’urgence d’une action coordonnée contre les groupes criminels. Il a également appelé la communauté internationale à accroître son soutien à Haïti afin de contribuer au rétablissement de la sécurité et à la protection de la population.
La crise sécuritaire haïtienne s’impose de plus en plus comme un enjeu régional. Le président dominicain, Luis Abinader, a annoncé avoir échangé avec son homologue salvadorien, Nayib Bukele, sur une coopération logistique et le partage de renseignements en appui aux opérations contre les gangs en Haïti.
« J’ai conversé avec le président du Salvador, Nayib Bukele, au sujet de la collaboration logistique et du renseignement pour les opérations contre les bandes criminelles en Haïti », a déclaré Abinader.
Le président salvadorien affirme que les restes humains remis à l’aéroport en Haïti ne correspondent pas aux quatre techniciens militaires disparus depuis le 18 octobre. Selon lui, les dépouilles comprennent celles d’un enfant, d’un homme de stature nettement supérieure à celle des militaires recherchés et d’une personne portant des éléments d’un uniforme étranger. Alors que 450 militaires salvadoriens ont été déployés pour participer aux opérations de recherche, le sort des quatre disparus demeure incertain.