« Une nuit de terreur » : à Haïti, des gangs attaquent un camp de déplacés et tuent 40 personnes

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Les environs de la capitale Port-au-Prince sont depuis plusieurs mois le théâtre d’affrontements, de la part de groupes armés qui cherchent à étendre leur emprise dans la région.

Une attaque de gangs dans un camp de déplacés a semé la désolation et provoqué la mort de 40 personnes. REUTERS/Patrice Noel
Une attaque de gangs dans un camp de déplacés a semé la désolation et provoqué la mort de 40 personnes. REUTERS/Patrice Noel

Environ quarante personnes ont été tuées à Haïti dans la nuit de dimanche à lundi lors d’une attaque menée par des membres de gangs armés à Kenscoff, a indiqué Massillon Jean, maire de cette commune située dans les hauteurs de la capitale Port-au-Prince.

« Nous avons dénombré une quarantaine de cadavres. Les recherches se poursuivent. Certaines personnes sont toujours portées disparues », a affirmé l’édile, évoquant « une nuit de terreur ». Les membres de gangs « ont fait une incursion dans un camp de déplacés situé dans une église. Ils ont exécuté plusieurs personnes. On recense des morts et des dizaines de blessés. Certaines personnes ont été enlevées », a-t-il ajouté.

Les membres de gangs « ont fait une incursion dans un camp de déplacés situé dans une église. Ils ont exécuté plusieurs personnes. On recense des morts et des dizaines de blessés. Certaines personnes ont été enlevées », a-t-il ajouté.

Une quarantaine de personnes ont été tuées par des gangs à Haïti. REUTERS/Fildor Pq Egeder
Une quarantaine de personnes ont été tuées par des gangs à Haïti. REUTERS/Fildor Pq Egeder

Le bureau du premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, a exprimé dans un communiqué sa « profonde compassion » pour les victimes et leurs familles.

Haïti en proie à une crise générale

Kenscoff est depuis plusieurs mois le théâtre d’affrontements de groupes armés qui cherchent à étendre leur emprise dans la région. Pays le plus pauvre des Amériques, Haïti traverse depuis longtemps une crise politique, économique et sécuritaire, mais la situation s’est largement détériorée ces dernières années, les gangs multipliant meurtres, enlèvements, viols ou recrutements d’enfants.

Sur environ 11 millions d’habitants, près de 1,5 million sont déplacés dans le pays à cause des violences, selon une estimation en juin de l’Organisation internationale pour les migrations, qui a souligné que les attaques ne concernaient pas uniquement la capitale.

Une Force de répression des gangs (FRG) soutenue par l’ONU est en cours de constitution pour venir assister les forces de police locales dépassées. Cette force doit à terme compter 5 500 policiers et militaires étrangers, mais le nombre déjà déployé n’est pas connu.

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