Deux nouveaux conseillers présidentiels et un ministre sanctionnés par les USA

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Les États-Unis ont annoncé des sanctions contre deux membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), portant le nombre à cinq, ainsi que contre un ministre, accusés, par leurs actes, de favoriser des gangs terroristes en Haïti.

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Les États-Unis ont annoncé des sanctions contre deux membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), portant le nombre à cinq, ainsi que contre un ministre, accusés, par leurs actes, de favoriser des gangs terroristes en Haïti.

« Le Département d’État continue de promouvoir la responsabilité pour ceux qui déstabilisent Haïti et notre région. Aujourd’hui, des mesures ont été prises pour imposer une nouvelle série de restrictions de visa à trois responsables haïtiens : deux membres du Conseil présidentiel de transition et un ministre. Leurs actions ont permis à des gangs haïtiens — dont certains sont désignés comme organisations terroristes étrangères — de déstabiliser le pays », a informé le Département d’Etat dans un communiqué, mercredi 28 janvier 2026. 

Cette mesure est prise en vertu de l’INA 212(a)(3)(C), qui interdit généralement l’entrée sur notre territoire à toute personne dont l’arrivée ou les activités prévues pourraient avoir de graves conséquences négatives sur la politique étrangère des États-Unis. Le Département révoquera également tout visa actuellement valide détenu par ces individus ainsi que par les membres de leur famille immédiate.

L’administration Trump continuera de prendre des mesures pour imposer ces sanctions à toute personne contribuant à la déstabilisation d’Haïti et de l’hémisphère, selon ce communiqué.            

La semaine dernière, deux autres membres du CPT, dont les identités n’ont pas été révélées avaient été sanctionnés. Avec les sanctions prises contre le conseiller Fritz Jean, le nombre de conseillers présidentiels sanctionnés par les USA s’élève désormais à cinq. Ces derniers avaient menacé de faire payer un prix élevé à ceux qui veulent renverser le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Les États-Unis les accusent d’instrumentalisation les gangs afin de semer le chaos dans le but de bénéficier du pouvoir.

La semaine dernière, le conseiller-présidentiel Louis Gérald Gilles, intervenant sur radio Kiskeya, avait indiqué que le groupe de cinq conseillers signataires de la résolution non publiée dans Le Moniteur avait choisi le ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Métellus, pour remplacer le Premier ministre Fils-Aimé.

Les sanctions annoncées ce mercredi interviennent à un moment où on observe, selon des sources , une velléité continue de conseillers présidentiels d’évincer Laurent St-Cyr de son poste de président et Alix Didier Fils-Aimé de celui de Premier ministre a quelques jours du 7 février 2026, date de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition. 

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