Après avoir traversé les Antilles, l’onde tropicale n°34 devient tempête Melissa et se dirige vers Haïti

Date:

La tempête tropicale Melissa s’est formée mardi dans la mer des Caraïbes. Les météorologues ont averti que de fortes pluies, des inondations et des vents violents pourraient frapper Haïti et la Jamaïque plus tard cette semaine.

Après avoir traversé l’arc antillais en fin de semaine dernière, l’onde tropicale numéro 34 s’est transformée en tempête tropicale. Baptisée Melissa, elle s’est formée ce mardi 21 octobre dans la mer des Caraïbes et se dirige désormais vers Haïti.

Le Centre national des ouragans des États-Unis (NHC) a émis une veille d’ouragan pour certaines régions d’Haïti, tandis que le gouvernement jamaïcain a décrété une veille de tempête tropicale pour l’île.

Mardi après-midi, Melissa se trouvait à environ 490 kilomètres au sud de Port-au-Prince, en Haïti, avec des vents maximums soutenus de 80 km/h. Elle se déplaçait vers l’ouest à 24 km/h.

Selon les autorités, Haïti et la République dominicaine pourraient recevoir entre 13 et 25 centimètres de pluie d’ici vendredi, tandis qu’Aruba, Porto Rico et la Jamaïque devraient enregistrer des cumuls compris entre 2,5 et 8 centimètres de pluie.

En République dominicaine, de fortes pluies, conséquences de Melissa, ont perturbé la circulation mardi à Saint-Domingue, la capitale.

Le président du pays, Luis Abinader, doit rencontrer les secours ce mardi dans la soirée, à l’approche de la tempête. Parallèlement, les intempéries ont contraint les responsables de la ligue professionnelle de baseball du pays à annuler plusieurs matchs.

Share post:

Les + Populaires

Plus d'Articles
Similaires

Drogue : Haïti reste sur la liste américaine des principaux pays de transit, aux côtés de la République dominicaine

Haïti figure de nouveau parmi les 23 pays identifiés par les États-Unis comme principaux pays de transit de drogues ou de production de drogues illicites. La République dominicaine figure également sur cette liste publiée par Washington pour l’exercice fiscal 2027. Cette classification confirme l’importance persistante d’Hispaniola dans les routes régionales du narcotrafic. Pour Haïti, la question prend une dimension particulière alors que l’affaiblissement de l’État, le contrôle territorial exercé par les groupes armés et la porosité des frontières créent un environnement particulièrement vulnérable aux trafics transnationaux.

Candidat(e)s aux prochaines élections, lisez le dernier rapport de la Banque mondiale (Rapport)

Alors qu’Haïti se prépare, dans un calendrier électoral devenu de plus en plus incertain, à choisir ses prochains dirigeants, la Banque mondiale vient de publier un document qui devrait figurer parmi les lectures obligatoires de tous ceux qui ambitionnent de gouverner le pays. Son constat est sévère : sept années consécutives de contraction économique, près d’un Haïtien sur deux sous le seuil international de pauvreté, 1,47 million de déplacés et une économie profondément désarticulée par l’insécurité. Mais le rapport ne s’arrête pas au diagnostic. Il identifie aussi les secteurs, les territoires et les réformes à partir desquels une reprise reste possible.

« Haïti est au bord du précipice » : Henry Wooster expose la stratégie américaine devant le Sénat

« Haiti is on the precipice. » Haïti est au bord du précipice. Interrogé cette semaine devant le Sénat américain sur la situation du pays qu’il vient de quitter, Henry Wooster a livré l’une des descriptions les plus directes de la stratégie actuelle de Washington : contenir la crise, maintenir la stabilité autant que possible, empêcher ses conséquences d’atteindre les côtes américaines et conduire, désormais, une réponse sécuritaire passée de l’appui aux forces de l’ordre à des « opérations offensives de combat ».

Élections en Haïti : sept présidentiables inscrits, seulement 28 structures franchissent le seuil des 30 000 membres

À moins d’un mois de la nouvelle date limite fixée pour l’inscription des candidats, le processus électoral avance encore lentement. Au 16 septembre, seulement sept candidats à la présidence, 117 au Sénat et 311 à la députation avaient été enregistrés sur la plateforme du Conseil électoral provisoire (CEP), tandis que seules 28 des 105 structures politiques agréées avaient franchi le seuil des 30 000 membres requis pour poursuivre l’inscription de leurs candidats.