Pour Haïti, l'enjeu n'est plus seulement de savoir si l'intelligence artificielle arrivera dans le pays. Elle est déjà là. La question est désormais de savoir comment le pays choisira de l'adopter, de la gouverner et de l'utiliser au service de son développement.
Les Forces armées cherchent encore 2000 candidats pour participer aux épreuves d'entrée. Ils seront choisis parmi les personnes inscrites dans les centres de recrutement dans des grandes villes du pays. L’objectif est de “garantir une représentation équilibrée des différentes régions” au sein des Forces armées.
L’Équateur, le Taïwan, le Brésil, le Mexique et l’Argentine participent également à la formation des membres des Forces armées d’Haïti.
Mais le retour ne signifie pas que la situation sécuritaire est réglée. La zone n’est pas encore totalement repassée sous le contrôle des forces de sécurité, et les habitants réclament des garanties leur permettant de vivre et de circuler librement.
Cette situation crée une contradiction particulièrement préoccupante : des populations déplacées reviennent dans des quartiers où les conditions qui avaient provoqué leur départ ne sont pas nécessairement durablement résolues.
Avec cinq groupements dirigés par des femmes parmi les 15 agréés à ce stade, le processus électoral offre un premier signal positif. Il reste maintenant à voir si cette présence se traduira par une progression significative du nombre de femmes candidates et élues.
Les trois groupements qui n'ont pas obtenu, à ce stade, d'avis favorable ne sont pas définitivement écartés du processus: PLATFÒM POLITIK GRAS POU AYITI (PPGA) , GRAND RASSEMBLEMENT NATIONAL DÉMOCRATE (GRAND) et .GWOUPMAN RASANBLE (RASANBLE). Le CEP leur accorde jusqu'au mardi 11 août à 17 heures pour régulariser leur situation et compléter, le cas échéant, les pièces requises. Le nombre définitif de groupements agréés pourrait donc encore évoluer à l'issue de ce délai.
Joseph Félix Badio et 17 anciens militaires colombiens détenus en Haïti dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse ont été extradés dimanche vers les États-Unis à bord d’un avion militaire. Le gouvernement haïtien a officiellement confirmé avoir eu recours aux mécanismes d’extradition avec Washington, ouvrant une nouvelle phase dans une affaire qui, plus de cinq ans après les faits, n’a toujours pas abouti à un procès en Haïti.
La seule radio locale de Petit-Boucan, en périphérie de Port-au-Prince, a cessé d’émettre après l’assassinat, par les gangs, de son directeur, retrouvé mort le 9 septembre. Les journalistes haïtiens dénoncent l’indifférence des autorités.
Le Tchad a envoyé un nouveau contingent de 350 militaires destiné à renforcer la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti, au moment où la mission internationale poursuit difficilement sa montée en puissance face aux groupes armés qui contrôlent une partie importante de Port-au-Prince....
Après des mois consacrés à la constitution de la nouvelle mission, l’attention devrait désormais se déplacer vers un indicateur beaucoup plus concret : les résultats obtenus sur le terrain.
Haïti figure de nouveau parmi les 23 pays identifiés par les États-Unis comme principaux pays de transit de drogues ou de production de drogues illicites. La République dominicaine figure également sur cette liste publiée par Washington pour l’exercice fiscal 2027. Cette classification confirme l’importance persistante d’Hispaniola dans les routes régionales du narcotrafic. Pour Haïti, la question prend une dimension particulière alors que l’affaiblissement de l’État, le contrôle territorial exercé par les groupes armés et la porosité des frontières créent un environnement particulièrement vulnérable aux trafics transnationaux.