Même si visiblement la population n’est pas encore emballée par l’idée des élections cette année, les organisations politiques, quant à elles, se mobilisent et les futurs candidats à la présidence tentent de se positionner dans les coulisses.
Il est des moments dans l’histoire d’une nation où chaque citoyen est appelé à dépasser ses déceptions, ses doutes et même ses colères pour répondre à une exigence plus grande que lui-même : celle de préserver l’avenir collectif. Les prochaines élections en Haïti constituent l’un de ces moments décisifs. Elles ne représentent pas seulement un exercice constitutionnel ou une formalité politique ; elles sont une épreuve de maturité démocratique, un test de notre capacité à reprendre en main notre destin commun.
L'inscription sur les listes électorales a débuté jeudi 30 juillet 2026 à Port-au-Prince, la capitale haïtienne. Une étape cruciale vers la tenue d'élections générales prévues en décembre 2026, alors même que persistent des inquiétudes liées à la violence généralisée des gangs dans le pays.
Voter registration began Thursday in Haiti’s capital and beyond, marking a critical milestone in the push for general elections even as concerns over widespread gang violence persist.
The government opened 10 registration centers across Port-au-Prince in neighborhoods considered generally safe as dozens of hopeful Haitians trickled through.
Les autorités électorales d’Haïti ont annoncé, lundi 27 juillet, des élections présidentielle et législatives pour la fin de l’année, dont la tenue est conditionnée à « l’établissement d’un climat sécuritaire acceptable », une gageure dans ce pays pauvre des Caraïbes, ravagé par la violence des gangs.
Joseph Félix Badio et 17 anciens militaires colombiens détenus en Haïti dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse ont été extradés dimanche vers les États-Unis à bord d’un avion militaire. Le gouvernement haïtien a officiellement confirmé avoir eu recours aux mécanismes d’extradition avec Washington, ouvrant une nouvelle phase dans une affaire qui, plus de cinq ans après les faits, n’a toujours pas abouti à un procès en Haïti.
La seule radio locale de Petit-Boucan, en périphérie de Port-au-Prince, a cessé d’émettre après l’assassinat, par les gangs, de son directeur, retrouvé mort le 9 septembre. Les journalistes haïtiens dénoncent l’indifférence des autorités.
Le Tchad a envoyé un nouveau contingent de 350 militaires destiné à renforcer la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti, au moment où la mission internationale poursuit difficilement sa montée en puissance face aux groupes armés qui contrôlent une partie importante de Port-au-Prince....
Après des mois consacrés à la constitution de la nouvelle mission, l’attention devrait désormais se déplacer vers un indicateur beaucoup plus concret : les résultats obtenus sur le terrain.
Haïti figure de nouveau parmi les 23 pays identifiés par les États-Unis comme principaux pays de transit de drogues ou de production de drogues illicites. La République dominicaine figure également sur cette liste publiée par Washington pour l’exercice fiscal 2027. Cette classification confirme l’importance persistante d’Hispaniola dans les routes régionales du narcotrafic. Pour Haïti, la question prend une dimension particulière alors que l’affaiblissement de l’État, le contrôle territorial exercé par les groupes armés et la porosité des frontières créent un environnement particulièrement vulnérable aux trafics transnationaux.