Il est temps de dire les choses avec clarté, avec force, avec cette franchise qui, parfois, dérange mais libère : nous ne pouvons plus nous réfugier derrière l’idée confortable que nos malheurs viennent uniquement de l’étranger. Oui, l’histoire nous a meurtris. Oui, les ingérences ont laissé des cicatrices. Mais un peuple qui choisit de ne regarder que ses blessures finissent par oublier qu’il a aussi des mains pour bâtir, une voix pour décider, une âme pour se relever. Ce discours victimaire, ressassé sans fin, nous enchaîne davantage que les épreuves elles-mêmes. Il est temps d’y mettre un terme.
Qualifié pour la deuxième fois de son histoire pour la Coupe du monde de football, Haïti, devra aussi faire face aux restrictions de visas imposées par l'administration Trump.
Participer à cette Coupe du monde aux Etats-Unis, la symbolique est donc forte. Elle l'est d'autant plus au regard de la situation du pays à ce jour
En visite à Port-au-Prince, le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, a assuré de l’engagement de son institution à accompagner Haïti dans l’organisation de ses prochaines élections.
En Haïti, le conseil présidentiel de transition et le gouvernement ont annoncé, dans le journal officiel le Moniteur, la tenue du premier tour des élections présidentielles et législatives au 30 août 2026, le second tour étant prévu en décembre. Mais les citoyens se montrent inquiets, estimant qu’aucun scrutin ne peut se tenir dans un contexte d’insécurité généralisée. Les gangs armés contrôlent plus de 80 % de la capitale et ont aussi leur emprise sur plusieurs villes de province.
«Les États-Unis attendent également avec impatience la Conférence qui se tiendra le 9 décembre à New York, où les partenaires d’Haïti se réuniront afin de mobiliser des contributions pour la Force de répression des gangs», a souligné le porte-parole du Département d’Etat, avant de conclure que «cette initiative est essentielle pour renforcer la sécurité à Haïti et mettre fin à la violence perpétrée par les gangs criminels et terroristes».
Plus de cinq ans après l’assassinat du président Jovenel Moïse, la justice fédérale américaine ouvre une nouvelle phase d’une enquête qui apparaît désormais explicitement orientée vers l’ensemble du réseau ayant rendu possible le crime : exécutants, organisateurs, financiers, facilitateurs et soutiens.
Les autorités ont rendu public un nouvel acte d’accusation de 85 pages dans le dossier United States v. Pretel Ortiz et al., 22-CR-20104.
Mais au-delà du transfert spectaculaire des détenus, c’est le langage employé par les trois principales agences chargées du dossier qui constitue l’élément le plus important.
Joseph Félix Badio et 17 anciens militaires colombiens détenus en Haïti dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse ont été extradés dimanche vers les États-Unis à bord d’un avion militaire. Le gouvernement haïtien a officiellement confirmé avoir eu recours aux mécanismes d’extradition avec Washington, ouvrant une nouvelle phase dans une affaire qui, plus de cinq ans après les faits, n’a toujours pas abouti à un procès en Haïti.
La seule radio locale de Petit-Boucan, en périphérie de Port-au-Prince, a cessé d’émettre après l’assassinat, par les gangs, de son directeur, retrouvé mort le 9 septembre. Les journalistes haïtiens dénoncent l’indifférence des autorités.
Le Tchad a envoyé un nouveau contingent de 350 militaires destiné à renforcer la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti, au moment où la mission internationale poursuit difficilement sa montée en puissance face aux groupes armés qui contrôlent une partie importante de Port-au-Prince....
Après des mois consacrés à la constitution de la nouvelle mission, l’attention devrait désormais se déplacer vers un indicateur beaucoup plus concret : les résultats obtenus sur le terrain.