À quatre mois du premier tour des élections présidentielle et législatives, fixé au 13 décembre, le dispositif électoral haïtien reste inégalement déployé sur le territoire. Selon des données attribuées au Conseil électoral provisoire (CEP), 11 061 bureaux de vote sont actuellement installés sur une capacité théorique de 16 243, soit un taux d'occupation d'environ 68,1 %.
Le pays compte théoriquement 1 400 Centres d'inscription et de vote (CIV), répartis dans les onze départements et 137 communes. Mais l'existence administrative de ces centres ne dit rien, à elle seule, de leur niveau réel de préparation : selon les mêmes données, 105 CIV ne disposent à ce jour d'aucun bureau de vote installé.
Avec cinq groupements dirigés par des femmes parmi les 15 agréés à ce stade, le processus électoral offre un premier signal positif. Il reste maintenant à voir si cette présence se traduira par une progression significative du nombre de femmes candidates et élues.
Les trois groupements qui n'ont pas obtenu, à ce stade, d'avis favorable ne sont pas définitivement écartés du processus: PLATFÒM POLITIK GRAS POU AYITI (PPGA) , GRAND RASSEMBLEMENT NATIONAL DÉMOCRATE (GRAND) et .GWOUPMAN RASANBLE (RASANBLE). Le CEP leur accorde jusqu'au mardi 11 août à 17 heures pour régulariser leur situation et compléter, le cas échéant, les pièces requises. Le nombre définitif de groupements agréés pourrait donc encore évoluer à l'issue de ce délai.
Dans les prochaines semaines, le CEP devra démontrer sa capacité à accélérer les opérations sans sacrifier leur qualité, le gouvernement devra transformer ses engagements en garanties concrètes de sécurité et d'appui logistique, et les partis devront passer du regroupement administratif à la construction de candidatures et de projets politiques crédibles. Une question restera, plus que toute autre, au centre de l'attention à mesure que le 13 décembre approchera : l'État sera-t-il en mesure de permettre à chaque citoyen éligible, où qu'il vive, de participer au scrutin ?
Chatham House’s study found a plurality of Haitians, 49%, approved of the new force, an improvement over other surveys that had found limited confidence in its ability to succeed.
The survey also found that 81% of respondents said they believed security is improving.
Nearly 67% of respondents oppose amnesty for gang leaders, while 65% support long prison sentences for gang members, the survey found. An even larger number of respondents, 83%, rejected the idea of allowing gang leaders to hold public office.