Fin du CPT en Haïti : le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, prend les rênes de l’exécutif

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Ce 7 février, marque la fin effective du mandat du Conseil présidentiel de transition. Si l’avenir de l’exécutif haïtien reste incertain, la situation a cependant évoluée. Aujourd’hui, Haïti est sur le point de connaître un exécutif monocéphale : le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, visiblement soutenu par la communauté internationale, se maintiendra au pouvoir et jouera à la fois le rôle de chef du gouvernement et de chef de l’État. 

Par :RFI

Les lignes ont finalement bougé et désormais le doute n’est plus permis. c’est Alix Didier Fils-Amé, actuel chef du gouvernement qui prendra les rênes de l’exécutif  –  seul – après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition ce 7 février. Soutenu par la communauté internationale et notamment par les États-Unis, le Premier ministre a remporté la bataille qui l’opposait aux conseillers présidentiels qui voulaient sa destitution, rapporte notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama.

Dans une note rendue public ce vendredi, le secrétariat de la présidence a annoncé la tenue de la cérémonie de passation de pouvoir au Premier ministre ce 7 février à la villa d’accueil où siégeait les conseillers présidents.

Premier ministre aux pleins pouvoirs

L’homme d’affaires Alix Didier Fils-Aimé avait été nommé Premier ministre, puis installé par le Conseil présidentiel de transition le 10 novembre 2024, en remplacement de Garry Conille. Après plus d’un an à la tête du gouvernement, il va maintenant mener à lui seul la barque du pays. Après Ariel Henry, Haïti se trouve encore une fois dirigé par un Premier ministre aux pleins pouvoirs, cumulant les fonctions de chef du gouvernement et de chef de l’État.

Reste à savoir si Alix Didier Fils-Aimé  parviendra à faire revenir la paix dans pays et à organiser les élections afin de doter Haïti d’un président élu. C’était a mission confiée au CPT. 

Classe politique divisée

S’il bénéficie du soutien de Washington, Alix Didier Fils-Aimé devra composer avec une classe politique très divisée. Sans son adhésion, il aura du mal à conduire le pays vers des élections. Haïti subit depuis de nombreuses années la violence des bandes criminelles, qui commettent meurtres, viols, pillages et enlèvements.

Mais la situation s’est aggravée depuis début 2024, lorsque le Premier ministre de l’époque, Ariel Henry, avait été poussé à la démission par ces groupes armés. Selon l’ONU, les gangs contrôlent 90% de Port-au-Prince et ont tué près de 6 000 personnes en 2025. Environ 1,4 million de personnes ont été déplacées dans le pays en raison des violences dans la capitale, soit plus de 10% de la population, selon un rapport récent de l’Unicef.

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