Le mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) dirigé par Laurent Saint-Cyr à Port-au-Prince en Haïti se termine ce samedi 7 février 2026. Ce mandat commencé en 2024 avait pour mission de rétablir la sécurité et d'organiser les élections. Il s'achève sans résultat probant. Le pays est toujours gangréné par des gangs qui continuent de semer la terreur et l'insécurité. Quel avenir pour Haïti ? Pour en parler, Antoine Michon, ambassadeur de France en Haïti
Le mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) arrive à son terme ce samedi 7 février 2026, après 22 mois passés à gouverner un pays sans président, dans un climat d'extrême contestation et de montée des gangs. Sans élections organisées, mais avec une insécurité toujours plus grande, et plus de 10 000 personnes tuées dans le pays depuis le début de sa mission, le mandat du CPT est un échec. Ses derniers jours auront été particulièrement agités, entre tentative de renversement du Premier ministre et pressions américaines.
Ces dernières années, la deuxième ville d'Haïti, Cap-Haïtien, a vu sa population augmenter de près de 30 %. La raison : l’arrivée massive de personnes déplacées qui ont fui les violences des gangs à Port-au-Prince et dans d’autres régions. Ces familles sont contraintes de tout recommencer, dans une ville qui n’a pourtant ni les moyens, ni les infrastructures pour les accueillir....
L’arrivée massive de personnes déplacées depuis deux ans représente un défi immense pour Cap-Haïtien. Alors que la ville croulait déjà sous les déchets, leur volume a doublé en deux ans.
Dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince, l’ambiance des fêtes de fin d’année semble appartenir à un autre temps. Marquée par une insécurité persistante, une inflation galopante et une situation économique de plus en plus précaire, la ville n’a plus vraiment la tête à la fête. Dans les rues, les décorations sont rares, voire inexistantes, et les traditions qui rassemblaient autrefois les familles s’effacent progressivement. Cette période, habituellement synonyme de joie et de retrouvailles, laisse place à une atmosphère de morosité et de résignation.
En Haïti, le conseil présidentiel de transition et le gouvernement ont annoncé, dans le journal officiel le Moniteur, la tenue du premier tour des élections présidentielles et législatives au 30 août 2026, le second tour étant prévu en décembre. Mais les citoyens se montrent inquiets, estimant qu’aucun scrutin ne peut se tenir dans un contexte d’insécurité généralisée. Les gangs armés contrôlent plus de 80 % de la capitale et ont aussi leur emprise sur plusieurs villes de province.
L’envoyé américain auprès des Nations unies a déclaré lundi que le gouvernement américain allait bientôt prendre des mesures pour empêcher les gangs violents en Haïti de tirer profit de leurs publications sur les réseaux sociaux.
Les chefs de gangs de ce pays des Caraïbes en proie à des troubles sont des utilisateurs assidus des réseaux sociaux: ils y ont célébré des meurtres, proféré des menaces et publié des réflexions. Les jeunes membres de ces gangs publient également des clips musicaux et exhibent l’argent qu’ils ont gagné, dans le but de recruter des enfants dans ce pays pauvre.
When the Trump administration's top envoy to the United Nations visited Haiti earlier this month, the trip went largely unnoticed until Ambassador Mike Waltz posted about it on social media.
In his posts, the U.S. ambassador to the U.N. issued a warning to Haiti's deadly gangs, praised the new U.S.-created, United Nations-authorized Gang Suppression Force and stressed that "the entire international community" was united to help the Caribbean nation reclaim territory from armed gangs and restore stability.
The U.S. envoy to the United Nations said Monday that the U.S. government soon will move to stop violent gangs in Haiti from making money off social media posts.
Gang leaders in the troubled Caribbean country are prolific users of social media and have celebrated killings, issued threats and posted musings on various sites. Younger gang members also post music videos and wave cash they've earned in an effort to recruit children in the impoverished nation.
Le Conseil électoral provisoire (CEP) lance, le lundi 20 juillet 2026, les opérations d’inscription des électeurs dans le pays. Comme annoncé, neuf (9) départements géographiques, à l’exception du département de l’Ouest, étaient concernés par ce lancement officiel.