La PNH poursuit sa reconquête du centre-ville de Port-au-Prince

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La Police nationale d’Haïti (PNH) intensifie ses opérations dans plusieurs zones stratégiques de la capitale.

La Police nationale d’Haïti (PNH) intensifie ses opérations dans plusieurs zones stratégiques de la capitale. Des images diffusées par l’institution policière et par certains résidents montrent des avancées dans la reconquête du centre-ville de Port-au-Prince. À travers des vidéos, virales sur les réseaux sociaux dans certains, on peut constater un centre-ville ravagé, après des mois de domination des gangs armés sur ces secteurs névralgiques.

Les images dressent un tableau saisissant : bâtiments éventrés, structures pillées, végétation envahissant les rues désertes. Le cœur de Port-au-Prince ressemble à une ville sortie d’une guerre ou d’une catastrophe naturelle. Pourtant, dans ce décor de désolation, les forces de l’ordre avancent. Des unités sont désormais en patrouille dans plusieurs artères du centre-ville comme Grand-Rue, avenue N, Pont Saint-Gérard, avenue Jean-Paul II, Marché Salomon, rue Oswald Durand, entre autres. Dans cette dernière zone, la Faculté de médecine et de pharmacie porte visiblement les stigmates des exactions commises par les bandits.

Au-delà du contrôle des rues, la PNH a annoncé la reprise de plusieurs bâtiments publics et privés d’envergure. Après les images montrant, il y a quelques jours, la présence policière au sein de la Faculté des sciences humaines, de l’INAGHEI et de l’IERAH, situés à l’avenue Christophe, plus récemment, il y aussi des images du bâtiment de la radio télévision Caraïbes 

Au-delà des opérations sécuritaires, les images partagées capturent des moments chargés d’émotions avec le retour progressif de certains résidents dans des zones longtemps inaccessibles. Revenus pour constater l’état de leurs foyers, souvent réduits à des vestiges, ces habitants incarnent à la fois la douleur des pertes et la volonté de reconstruire. Dans certaines zones, le constat est particulièrement alarmant, avec un paysage de destruction quasi totale témoignant de la brutalité des groupes armés.

Parallèlement aux opérations sécuritaires, des scènes de nettoyage ont été observées dans plusieurs zones récemment récupérées. Habitants et équipes au sol s’attèlent à déblayer les décombres, dégager les rues envahies par la végétation et évacuer les gravats accumulés au fil des mois d’occupation armée. Ces efforts, encore timides face à l’ampleur des dégâts, témoignent néanmoins d’une volonté de reconquête effective du centre-ville.

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