Le CEP revoit son budget à la baisse

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Après le refus catégorique du Premier ministre de valider le budget de 250 millions de dollars pour l’organisation des élections, le Conseil électoral informe dans un communiqué avoir envoyé cette semaine une autre proposition de budget au gouvernement. Si dans le communiqué le CEP n’a pas évoqué de montant, des sources au sein de l’institution électorale confient au Nouvelliste que le nouveau budget est maintenant d’un peu plus de 220 millions de dollars.

Dans la nouvelle proposition de budget électoral, le coût des prochaines élections ne devrait pas être en dessous des 220 millions de dollars sinon un peu plus, selon ce qu’ont confié jeudi au Nouvelliste trois conseillers électoraux joints au téléphone. 

Un autre conseiller électoral indique au journal que le nouveau montant du budget électoral est d’un peu plus de 220 millions de dollars.

Deux autres sources au CEP contactées par Le Nouvelliste affirment que « le nouveau budget électoral est entre 225 à 227 millions de dollars maintenant… »

Un des conseillers électoraux joints au téléphone par Le Nouvelliste indique que le gouvernement ne maîtrise pas tous les paramètres du budget de 250 millions de dollars que lui avait soumis préalablement le CEP. « Dix ans après les dernières élections, nous avons trouvé un lourd héritage avec des arriérés de paiement de dix ans pour des locaux loués par le CEP. Il ne reste plus rien dans les BED et BEC actuellement. On doit tout recommencer », se plaint cette source au CEP.

« Lors des élections de 2015 et 2016, le CEP pouvait compter sur l’appui logistique de la MINUSTAH et de l’USAID. Il y a aussi des nouveautés dans les prochaines élections. Nous avons les inscriptions des électeurs, la mise en place d’un centre de tabulation dans chaque département, le vote de la diaspora… toutes ces nouveautés représentent des coûts additionnels qui n’étaient pas là en 2015 et 2016 », a expliqué notre source au CEP.

Ce conseiller électoral a toutefois souligné au journal que l’État met à la disposition du CEP des locaux pour loger des centres de tabulations dans certains départements. « Ce qui nous a permis d’alléger le budget électoral », a-t-il précisé.

Dans le communiqué publié mercredi soir, le Conseil électoral provisoire (CEP) a informé, la population en général et la presse en particulier, qu’il a transmis à l’exécutif, le mardi 28 avril 2026, un budget électoral révisé.

Ce document, précise le communiqué sans donner de chiffres, résulte des travaux d’une commission technique mise en place par le CEP, composée de cadres de l’Institution, de représentants du Bureau des Nations unies pour les Services d’appui aux projets (UNOPS), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et du Bureau Intégré des Nations unies en Haïti (BINUH).

« Le budget révisé prend en compte deux scénarios qui correspondent aux options techniques et opérationnelles envisagées pour l’organisation des élections », selon le communiqué sans donner plus de précisions. 

Rappelons que dans une interview accordée la semaine dernière au Nouvelliste, le Premier ministre avait qualifié d’« inacceptable et absurde » le budget électoral de 250 millions de dollars que lui avait soumis le CEP.  Alix Didier Fils-Aimé avait clairement fait savoir qu’il ne comptait pas décaisser une telle somme pour les élections. 

« 250 millions de dollars ! Il ne s’agit pas d’une élection pour les États-Unis. C’est absurde !… Je ne peux pas donner 250 millions de dollars pour des élections qui ne devraient, en aucun cas, coûter autant… », s’était-il opposé.

On ne sait pas encore comment le Premier ministre va accueillir ce nouveau budget électoral diminué uniquement de 25 millions de dollars. 

S’agissant du calendrier électoral, l’une de nos sources au CEP indique que l’institution attend la publication du décret électoral pour finaliser le document. 

Dans le communiqué, le CEP indique qu’il travaille à l’élaboration d’un calendrier électoral remanié afin de garantir un processus électoral réaliste et crédible conformément aux exigences structurelles et conjoncturelles.

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