Selon une source au CEP, ce nouvel arrêté aura des incidences sur le calendrier électoral, le décret électoral et le budget des opérations. « Le CEP va devoir travailler sur un nouveau décret électoral. Le calendrier sera également modifié. Pour le moment, on ne peut pas dire si les électeurs seront appelés à s’inscrire à partir du 1er avril 2026 comme prévu »
Le Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé que 205 partis se sont déjà inscrits, à quelques heures de la fin du processus d’enregistrement. Lancé le 2 mars, l’enregistrement des structures politiques s’achève ce jeudi 12 mars à 4h00 PM. Le CEP invite les partis non encore enregistrés à compléter les formalités dans le respect du calendrier électoral. La liste définitive sera publiée le 26 mars, informe le conseil.
Le Conseil électoral provisoire (CEP) informe la presse en général et les acteurs politiques en particulier, qu’il procède du 2 au 12 mars 2026, à l’enregistrement des partis, groupements et regroupements de partis politiques, conformément au calendrier et aux articles 143 et suivants du Décret électoral du 1er décembre 2025.
Mais avant tout ça, le CEP présente à l’exécutif les préalables qui conditionnent le respect du calendrier. « L'exécution du calendrier ci-joint est conditionnée par la réalisation des deux accomplissements suivants : 1- Climat sécuritaire acceptable. Pour organiser les élections sur tout le territoire, le Conseil électoral provisoire doit pouvoir accéder à toutes les communes et sections communales du pays et y opérer pendant toute la durée du processus.
Comme deuxième préalable à l’exécution du calendrier électoral, le CEP évoque la disponibilité des moyens financiers.
Alors qu’Haïti se prépare, dans un calendrier électoral devenu de plus en plus incertain, à choisir ses prochains dirigeants, la Banque mondiale vient de publier un document qui devrait figurer parmi les lectures obligatoires de tous ceux qui ambitionnent de gouverner le pays. Son constat est sévère : sept années consécutives de contraction économique, près d’un Haïtien sur deux sous le seuil international de pauvreté, 1,47 million de déplacés et une économie profondément désarticulée par l’insécurité. Mais le rapport ne s’arrête pas au diagnostic. Il identifie aussi les secteurs, les territoires et les réformes à partir desquels une reprise reste possible.
« Haiti is on the precipice. » Haïti est au bord du précipice. Interrogé cette semaine devant le Sénat américain sur la situation du pays qu’il vient de quitter, Henry Wooster a livré l’une des descriptions les plus directes de la stratégie actuelle de Washington : contenir la crise, maintenir la stabilité autant que possible, empêcher ses conséquences d’atteindre les côtes américaines et conduire, désormais, une réponse sécuritaire passée de l’appui aux forces de l’ordre à des « opérations offensives de combat ».
À moins d’un mois de la nouvelle date limite fixée pour l’inscription des candidats, le processus électoral avance encore lentement. Au 16 septembre, seulement sept candidats à la présidence, 117 au Sénat et 311 à la députation avaient été enregistrés sur la plateforme du Conseil électoral provisoire (CEP), tandis que seules 28 des 105 structures politiques agréées avaient franchi le seuil des 30 000 membres requis pour poursuivre l’inscription de leurs candidats.
Le calendrier électoral haïtien vient de subir un nouveau bouleversement majeur. En accordant aux partis et groupements politiques jusqu’au 9 octobre 2026 pour inscrire leurs candidats en ligne et déposer leurs pièces, le Conseil électoral provisoire (CEP) rend désormais incompatible, à paramètres constants, l’enchaînement des opérations qu’il avait lui-même fixé pour conduire au premier tour du 13 décembre.
Et le CEP annonce déjà la suite : parallèlement à cette nouvelle prolongation, l’institution confirme officiellement qu’elle poursuit des discussions avec les acteurs politiques et le gouvernement « dans la perspective d’une modification du Décret électoral en vigueur ».