La fermeture de l’aéroport international Toussaint Louverture, consécutive à un grave incident survenu le 11 novembre 2024, a brutalement exposé une réalité que beaucoup refusaient encore de regarder en face : Haïti est en train de perdre son ciel. Avec l’arrêt des activités de la principale plateforme aérienne du pays, c’est toute la nation qui se retrouve plongée dans un isolement dangereux et inédit.
Ces derniers temps, un mot revient sans cesse sur nos ondes, à la télévision, sur les réseaux sociaux, dans les conversations de rue comme dans les salons feutrés : élections. Tout le monde veut être candidat. Tout le monde se voit déjà président. Mais une question essentielle demeure, trop souvent évitée, trop rarement posée avec sérieux : quelles sont réellement les qualités requises pour être président de la République d’Haïti ?
Il est temps de dire les choses avec clarté, avec force, avec cette franchise qui, parfois, dérange mais libère : nous ne pouvons plus nous réfugier derrière l’idée confortable que nos malheurs viennent uniquement de l’étranger. Oui, l’histoire nous a meurtris. Oui, les ingérences ont laissé des cicatrices. Mais un peuple qui choisit de ne regarder que ses blessures finissent par oublier qu’il a aussi des mains pour bâtir, une voix pour décider, une âme pour se relever. Ce discours victimaire, ressassé sans fin, nous enchaîne davantage que les épreuves elles-mêmes. Il est temps d’y mettre un terme.
Il arrive un moment, dans la vie privée comme dans la vie publique, où l’on se heurte à une réalité simple : on ne peut pas convaincre tout le monde. On ne peut pas obliger les autres à être exigeants envers eux-mêmes, à se dépasser, à entreprendre les réformes indispensables. Et lorsque nos efforts échouent, nous avons parfois tendance à nous sentir coupables, comme si l’absence de changement chez les autres était notre responsabilité.
Haïti étouffe. Haïti agonise. Et pendant que la Nation s’effondre, ceux qui ont le devoir d’agir — dirigeants, opposants, élites, institutions — se contentent d’observer. Certains en souriant. D’autres en calculant. Trop peu en s’indignant.
Le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra lundi 19 octobre une séance publique consacrée à Haïti, suivie de consultations à huis clos, avec au programme la dégradation de la situation sécuritaire, le déploiement de la Force de répression des gangs (GSF) et les incertitudes entourant l’organisation des prochaines élections.
Selon Security Council Report, publié le 16 octobre, trois responsables onusiens sont susceptibles de présenter un état des lieux : Carlos Ruiz Massieu, représentant spécial du secrétaire général et chef du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) ; Jack Christofides, représentant spécial pour la GSF ; et Daniela Kroslak, secrétaire générale adjointe et cheffe du Bureau de soutien des Nations unies en Haïti (UNSOH), dont la participation au briefing reste possible.
Former Haitian President Michel Martelly has registered to run for the presidency of the Caribbean nation, joining a growing list of candidates hoping to lead a troubled Haiti despite facing sanctions from the United States, Canada and the European Union — or in the case of the former singer, all three.
Martelly’s name was among 16 listed Friday on the Provisional Electoral Council’s website as having preliminary registered to run. The list also includes another former president, Jocelerme Privert, and a former member of the lower house of Parliament, Gary Bodeau. Privert who oversaw the country’s last general elections in 2016, has been sanctioned by Canada. Bodeau has been sanctioned by the U.S. Treasury Department under a federal act that targets perpetrators of serious human rights abuse and corruption, and faces Canadian sanctions as well.
Prince would not disclose the annual fee he receives for work with the Task Force, claiming only that it is a “fraction” of the cost of the short-lived Multinational Security Support mission — an initiative backed financially and logistically by the United States, that once envisaged 5,500 foreign police in Port-au-Prince.
“Our cost is one-sixth of what their annual camp cost was,” Prince said. The sum is likely in the tens of millions of dollars.
His income will be augmented by a deal to help control Haiti’s porous border with the Dominican Republic for the next 10 years in return for 10% of any new customs revenue collected. The long-term contract has raised criticism locally of how Prime Minister Alix Didier Fils-Aimé is using his mandate as interim leader.
Les États-Unis ont annoncé, le 15 octobre, plus de 340 millions de dollars de nouveaux engagements financiers en faveur des Caraïbes, destinés notamment à la sécurité portuaire, au renforcement des forces de l’ordre, aux infrastructures numériques et aux capacités sanitaires. Derrière cette enveloppe régionale, Haïti occupe une place particulière : lors de l’ouverture du Dialogue États-Unis-Caraïbes, le vice-secrétaire d’État américain Christopher Landau a directement évoqué les armes acheminées vers le territoire haïtien depuis les États-Unis et les démarches entreprises par Washington pour tenter d’endiguer ces flux.