Marco Rubio évoque le recours militaire contre les gangs (vidéo).

Date:

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a exprimé la volonté de l’administration Trump « d’adopter une posture militaire » pour affronter les gangs, des organisations terroristes transnationales opérant en Haïti et d’autres pays de la région.

Roberson Alphonse

Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, témoigne devant la commission des Affaires étrangères du Sénat

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a exprimé la volonté de l’administration Trump « d’adopter une posture militaire » pour affronter les gangs, des organisations terroristes transnationales opérant en Haïti et d’autres pays de la région. Ces gangs qui disposent d’un armement dont dispose un État, constituent une « grave menace » à la sécurité nationale des USA et à la stabilité de la région, a-t-il  dit, lors d’une audition au Sénat, mercredi 28 janvier 2026.                                       

« Nous faisons face, dans notre région, à une réalité bien concrète : ces organisations criminelles terroristes transnationales qui, dans bien des cas, possèdent des armes que l’on associe normalement à un État. Elles représentent une grave menace pour la sécurité nationale des États‑Unis, mais aussi pour la stabilité de la région. Nous devons adopter une posture militaire capable de les affronter et de fournir une assistance, en coordination avec d’autres partenaires  », a affirmé Marco Rubio, ministre des Affaires étrangères et conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump dont l’administration a recours à l’armée dans des frappes ciblées contre des embarcations et leurs équipages, accusés de transport de la drogue.

« Quelle est la menace en Haïti ? L’effondrement systémique. Ces gangs criminels contrôlent des territoires et menacent la capacité même de former un gouvernement », a-t-il expliqué en évoquant les gangs opérant au Venezuela et en Colombie, entre autres. Le premier diplomate américain a mis en avant l’importance de la coopération avec certains pays de la région dans la lutte contre ces gangs ou organisations terroristes transnationales, selon l’administration Trump. L’action de ces dites organisations « finit par affecter les États‑Unis, à travers la migration massive, à travers le trafic de drogue , a insisté Rubio. « Nous devons donc adopter une posture de force capable de faire face à cela», a-t-il ajouté. La coalition de gang Viv ansanm et Gran grif ont été désignés organisations terroristes par les USA en 2025. Les USA ont également mené, avec d’autres pays, l’effort diplomatique au Conseil de sécurité de l’ONU pour obtenir l’approbation à la création de la Force de répression des gangs qui doit compter 5500 membres. Le déploiement graduel de cette force, selon les prévisions, doit s’effectuer entre avril et octobre 2026.   

       

Share post:

Les + Populaires

Plus d'Articles
Similaires

Haïti : élections, sécurité, sanctions et Global Gateway: Hélène Roos répond à 15 questions sur l’action de l’Équipe Europe

"De notre côté, comme partenaire, nous prenons nos responsabilités : l’Union européenne dispose d’un régime de mesures restrictives à l’encontre de personnes et d’entités considérées comme responsables d’actions menaçant la paix, la stabilité, ou la sécurité d’Haïti, ou portant atteinte à la démocratie et à l’État de droit. Ce régime n’est pas un instrument électoral et les sanctions européennes ne constituent pas, en elles-mêmes, des critères d’éligibilité au regard du droit haïtien. Elles consistent en revanche en une liste de personnes qui sont interdites d’entrée sur le territoire de l’Union européenne, soit dans ses 27 États membres, ainsi qu’en la possibilité degels d’avoirs. "...

Haïti : le Conseil de sécurité de l’ONU examine lundi la situation sécuritaire et les préparatifs électoraux

Le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra lundi 19 octobre une séance publique consacrée à Haïti, suivie de consultations à huis clos, avec au programme la dégradation de la situation sécuritaire, le déploiement de la Force de répression des gangs (GSF) et les incertitudes entourant l’organisation des prochaines élections. Selon Security Council Report, publié le 16 octobre, trois responsables onusiens sont susceptibles de présenter un état des lieux : Carlos Ruiz Massieu, représentant spécial du secrétaire général et chef du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) ; Jack Christofides, représentant spécial pour la GSF ; et Daniela Kroslak, secrétaire générale adjointe et cheffe du Bureau de soutien des Nations unies en Haïti (UNSOH), dont la participation au briefing reste possible.

Martelly puts elections rumors to rest, registers to run for Haiti presidency

Former Haitian President Michel Martelly has registered to run for the presidency of the Caribbean nation, joining a growing list of candidates hoping to lead a troubled Haiti despite facing sanctions from the United States, Canada and the European Union — or in the case of the former singer, all three. Martelly’s name was among 16 listed Friday on the Provisional Electoral Council’s website as having preliminary registered to run. The list also includes another former president, Jocelerme Privert, and a former member of the lower house of Parliament, Gary Bodeau. Privert who oversaw the country’s last general elections in 2016, has been sanctioned by Canada. Bodeau has been sanctioned by the U.S. Treasury Department under a federal act that targets perpetrators of serious human rights abuse and corruption, and faces Canadian sanctions as well.

Exclusive: Inside Erik Prince’s secretive operation taking on Haiti’s gangs (CNN)

Prince would not disclose the annual fee he receives for work with the Task Force, claiming only that it is a “fraction” of the cost of the short-lived Multinational Security Support mission — an initiative backed financially and logistically by the United States, that once envisaged 5,500 foreign police in Port-au-Prince. “Our cost is one-sixth of what their annual camp cost was,” Prince said. The sum is likely in the tens of millions of dollars. His income will be augmented by a deal to help control Haiti’s porous border with the Dominican Republic for the next 10 years in return for 10% of any new customs revenue collected. The long-term contract has raised criticism locally of how Prime Minister Alix Didier Fils-Aimé is using his mandate as interim leader.