HAÏTI | ÉLECTIONS : Dans les centres d’inscription, les électeurs se font encore rares (VIDEO)

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PORT-AU-PRINCE, 12 août 2026 — À l’approche des élections prévues en décembre, l’inscription des électeurs se poursuit en Haïti. Mais sur le terrain, la mobilisation apparaît encore limitée dans certains centres visités.

Les images tournées dans plusieurs sites montrent des centres d’inscription relativement peu fréquentés, avec une présence limitée d’électeurs au moment du reportage. Dans certains établissements, les espaces réservés aux opérations électorales apparaissent largement dégagés, tandis que la circulation des citoyens reste faible.

Cette situation contraste avec l’importance des enjeux du processus électoral engagé par le Conseil électoral provisoire (CEP).

Une mobilisation encore faible sur le terrain

Dans les centres visités, les électeurs ne se présentent pas encore en nombre important pour accomplir les démarches nécessaires à leur inscription sur le registre électoral.

Le reportage montre notamment un établissement scolaire utilisé pour les opérations électorales, ainsi que des scènes de la vie quotidienne dans le quartier. Quelques citoyens sont présents, mais aucune affluence importante n’est visible au moment des prises de vue.

Cette faible fréquentation ne permet pas, à elle seule, de tirer une conclusion nationale sur le rythme des inscriptions. Elle constitue néanmoins un signal à surveiller, alors que la période d’inscription doit se poursuivre jusqu’au 13 octobre.

Un enjeu majeur pour le calendrier électoral

Le CEP doit enregistrer les électeurs dans un délai relativement court avant la publication des listes électorales prévue le 13 novembre.

Le premier tour de la présidentielle et des législatives est fixé au 13 décembre 2026.

Le succès du calendrier dépendra donc notamment de la capacité des autorités à convaincre les citoyens de participer aux opérations d’inscription et à garantir l’accessibilité des centres.

Entre disponibilité des centres et participation citoyenne

L’ouverture d’un centre d’inscription constitue une condition nécessaire, mais elle ne garantit pas automatiquement la participation des électeurs.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer une faible fréquentation : manque d’information, contraintes économiques, difficultés de déplacement, insécurité ou encore scepticisme d’une partie de la population à l’égard du processus électoral.

Dans un pays où une partie importante de la population a connu plusieurs cycles électoraux interrompus ou contestés, la confiance dans le processus constituera également un facteur déterminant de la participation.

Les chiffres du CEP à surveiller

Les dernières données communiquées par le CEP font état d’un dispositif théorique de 1 400 Centres d’inscription et de vote répartis dans 11 départements et 137 communes.

Selon les données disponibles, 11 061 bureaux de vote sont installés sur une capacité théorique de 16 243, soit environ 68 % de la capacité maximale. 105 centres affichent encore zéro bureau de vote installé.

Ces données montrent que le dispositif matériel continue lui aussi d’être déployé.

La question est désormais double : les centres seront-ils pleinement opérationnels et les citoyens seront-ils suffisamment nombreux à s’y rendre ?

Informer pour mieux participer

Dans ce contexte, l’accès à l’information devient un élément essentiel du processus.

Les électeurs doivent savoir où se trouve leur Centre d’inscription et de vote, quelles démarches accomplir et à quel moment s’y présenter.

Zile News a mis en ligne sur sa page SPECIAL ELECTIONS , un outil permettant de rechercher les Centres d’inscription et de vote ainsi que les bureaux de vote. Cette initiative vise à faciliter l’accès des citoyens à l’information électorale.

Le CEP poursuit parallèlement la mise à disposition de ses informations officielles.

Un premier indicateur à ne pas négliger

À quatre mois du scrutin, le rythme des inscriptions sera l’un des premiers indicateurs permettant d’évaluer la capacité du processus à mobiliser la population.

Entre le calendrier institutionnel et la réalité du terrain, une question commence donc à se poser : les électeurs haïtiens répondront-ils suffisamment nombreux à l’appel aux inscriptions ?

La réponse se dessinera progressivement au cours des prochaines semaines.

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