En visite à Port-au-Prince, le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, a assuré de l’engagement de son institution à accompagner Haïti dans l’organisation de ses prochaines élections.
En visite à Port-au-Prince, le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, a assuré de l’engagement de son institution à accompagner Haïti dans l’organisation de ses prochaines élections. M. Ramdin est arrivé dans la capitale 24 heures après l’adoption suivie de la publication dans le journal Le Moniteur du décret électoral.
Le diplomate, qui s’est entretenu avec Le Nouvelliste a insisté sur le rôle d’appui que jouera l’OEA dans le processus électoral, tout en soulignant que la responsabilité première incombe aux autorités haïtiennes.
Interrogé sur les mauvaises expériences de l’implication de l’OEA lors des élections de 2010-2011, Ramdin refuse de regarder en arrière. « Je ne sais pas exactement à quoi vous faites référence concernant les élections de 2010-2011, mais je ne veux pas revenir sur le passé », a-t-il déclaré, avant de réaffirmer l’engagement de l’organisation.
Selon lui, l’OEA dispose d’une expertise solide en matière d’accompagnement électoral. « L’OEA est engagée. Nous avons l’expertise. Nous avons parlé hier avec le CEP, le conseil électoral », a-t-il expliqué.
L’institution prévoit d’entamer ce mois-ci des discussions virtuelles avec le CEP « pour voir quel type d’assistance il souhaite et comment nous pouvons aider ». Une mission technique de l’OEA pourrait également arriver à Port-au-Prince au début de l’année prochaine.
Sur la question de la participation de candidats poursuivis ou accusés de crimes, Ramdin assure que l’OEA ne s’immiscera pas dans les décisions souveraines d’Haïti. « Chaque pays a ses règles nationales. La loi électorale le prévoit. Ce n’est pas à moi de dire. C’est aux autorités électorales de déterminer quels candidats sont éligibles et quelles règles doivent être appliquées », a-t-il insisté.
« En général, toute élection doit être propre et composée de candidats qui ne sont pas contestés. Mais ce n’est pas à moi de le dire. Cela relève de la législation nationale d’Haïti. »
Interrogé sur les conditions qui doivent être réunies pour accepter les résultats, Albert Ramdin a insisté sur la crédibilité, la préparation et la participation. « L’environnement sécuritaire ne doit pas être un obstacle. Chaque Haïtien éligible doit pouvoir voter. Les centres de vote doivent être accessibles, disposer d’électricité et de toutes les installations nécessaires », a souligné Albert Ramdin.
Un autre point essentiel selon lui est la cohésion politique. « Vous avez besoin d’une bonne équipe pour travailler vers les élections. C’est pourquoi j’ai parlé d’unité et de stabilité politique dans le processus”, a-t-il fait remarquer, arguant que 2026 représente un moment déterminant pour le pays. « C’est un moment historique pour Haïti. Si nous pouvons revenir à une structure de gouvernance régulière, c’est-à-dire élue alors le vrai travail pourra commencer. »
Interrogé sur la date du 30 août 2026 fixée pour le premier tour des élections, le secrétaire général adjoint de l’OEA se montre prudent mais ouvert.
« Si c’est la date, nous travaillerons avec cette date. Encore une fois, nous ne disons pas à Haïti ce qu’il doit faire. Nous ne faisons que conseiller. Mais encore une fois, Haïti a une grande opportunité aujourd’hui », a-t-il dit.







