Le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé s’adresse à la nation ce soir, quelques heures après avoir hérité du pouvoir exécutif après le départ du Conseil présidentiel de transition. Dans son discours, le chef du gouvernement trace les contours d’une mission fondée sur la sécurité, l’organisation d’élections et le redressement économique. Il promet de lutter contre l’insécurité, un plan humanitaire d’urgence et un engagement total de l’État afin de restaurer la dignité, la paix et l’espoir au sein de la population haïtienne.
Le gouvernement haïtien peut désormais acheter des équipements et services de défense pour les gardes-côtes haïtiens. Les FAD’H, pour la première fois depuis les années 90, vont recevoir une partie des 5 millions de dollars destinés au « programme de financement militaire étranger » et « aux opérations de maintien de la paix », conformément aux dispositions du H.R. 7148, loi de finances consolidée pour l’exercice 2026, promulguée le 3 février par le président Donald Trump.
Ce 7 février, marque la fin effective du mandat du Conseil présidentiel de transition. Si l’avenir de l’exécutif haïtien reste incertain, la situation a cependant évoluée. Aujourd’hui, Haïti est sur le point de connaître un exécutif monocéphale : le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, visiblement soutenu par la communauté internationale, se maintiendra au pouvoir et jouera à la fois le rôle de chef du gouvernement et de chef de l’État.
Ce samedi 7 février, c’est par la petite porte que les membres du Conseil présidentiel de transition quitteront le pouvoir. Selon les informations obtenues par Le Nouvelliste auprès d’une source proche de Laurent Saint‑Cyr, le président du Conseil prononcera, ce jour‑là, un discours à la Villa d’Accueil. À l’issue de cette allocution, Laurent Saint‑Cyr devrait transférer l’autorité exécutive au Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé et à son gouvernement, marquant ainsi la fin formelle d’un mandat de transition qui n’aura pas réussi à mener le pays vers une véritable normalisation institutionnelle.
Le mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) dirigé par Laurent Saint-Cyr à Port-au-Prince en Haïti se termine ce samedi 7 février 2026. Ce mandat commencé en 2024 avait pour mission de rétablir la sécurité et d'organiser les élections. Il s'achève sans résultat probant. Le pays est toujours gangréné par des gangs qui continuent de semer la terreur et l'insécurité. Quel avenir pour Haïti ? Pour en parler, Antoine Michon, ambassadeur de France en Haïti
Deputy U.S. Secretary of State Christopher Landau visited Port-au-Prince on Friday on a last-minute trip during which he observed a shooting exercise involving members of the newly created Gang Suppression Force, which has yet to be fully deployed, and met with Prime Minister Alix Didier Fils-Aimé.
Landau’s visit comes at a particularly difficult moment for Fils-Aimé and residents of the capital and surrounding regions, where armed gangs have been tightening their grip and expanding their control; the country’s long-overdue elections increasingly look unlikely to take place this year.
Depuis 1987, date de la tentative d’organiser les premières élections démocratiques en Haïti, les crises électorales avant, pendant ou après les scrutins, se sont succédé. Rares sont les élections sans crises et les crises sans une élection au bout des aventures. L’une nourrissant l’autre pour donner naissance à nos insatiables transitions.
Il est encore temps d’éviter la prochaine catastrophe électorale. Pour cela, il faudra de la pédagogie, de la simplification et des institutions au-dessus de tout soupçon. Pas d'approximation, pas d'omission, pas d’arrière-pensée.
La Force de répression des gangs (FRG) a annoncé qu’elle se trouve dans la phase finale de ses préparatifs avant le lancement de ses opérations en Haïti. Cette annonce intervient dans un contexte de détérioration continue de la situation sécuritaire, notamment à Port-au-Prince ainsi que dans plusieurs autres régions du pays, où les violences armées continuent de provoquer peur, déplacements de population et instabilité.
The force will be operating in Haiti’s volatile security environment amid intense political pressure tied to long-delayed elections, which remain uncertain, given that the foreign gang-fighting units are not expected to be fully deployed until October.