Haitian Prime Minister Alix Didier Fils-Aimé says law enforcement authorities are making “some serious inroads” into gang-controlled areas and remains confident that national elections can be held before the end of the year.
Speaking to the Caribbean Media Corporation (CMC) on the margins of the CARICOM leaders’ summit, Fils-Aimé said security forces have begun regaining territory in the capital.
La reprise de Carrefour-Aéroport et la réouverture de son sous-commissariat apparaissent comme l’une des victoires importantes de la police haïtienne face aux gangs qui sèment la terreur et contrôlent de larges pans de la capitale. Garantir le fonctionnement de cette infrastructure dans un contexte d'insécurité reste le défi des autorités.
Au Sommet de la Caricom, c’est à un exercice d’équilibriste que se prête le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, défenseur des méthodes musclées de Washington dans la Caraïbe pour, selon lui et son président, ramener l’ordre, lutter contre le narcotrafic, la circulation des armes et l’immigration clandestine.
Plus de cinq ans après l’assassinat du président Jovenel Moïse, la justice fédérale américaine ouvre une nouvelle phase d’une enquête qui apparaît désormais explicitement orientée vers l’ensemble du réseau ayant rendu possible le crime : exécutants, organisateurs, financiers, facilitateurs et soutiens.
Les autorités ont rendu public un nouvel acte d’accusation de 85 pages dans le dossier United States v. Pretel Ortiz et al., 22-CR-20104.
Mais au-delà du transfert spectaculaire des détenus, c’est le langage employé par les trois principales agences chargées du dossier qui constitue l’élément le plus important.
Joseph Félix Badio et 17 anciens militaires colombiens détenus en Haïti dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse ont été extradés dimanche vers les États-Unis à bord d’un avion militaire. Le gouvernement haïtien a officiellement confirmé avoir eu recours aux mécanismes d’extradition avec Washington, ouvrant une nouvelle phase dans une affaire qui, plus de cinq ans après les faits, n’a toujours pas abouti à un procès en Haïti.
La seule radio locale de Petit-Boucan, en périphérie de Port-au-Prince, a cessé d’émettre après l’assassinat, par les gangs, de son directeur, retrouvé mort le 9 septembre. Les journalistes haïtiens dénoncent l’indifférence des autorités.
Le Tchad a envoyé un nouveau contingent de 350 militaires destiné à renforcer la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti, au moment où la mission internationale poursuit difficilement sa montée en puissance face aux groupes armés qui contrôlent une partie importante de Port-au-Prince....
Après des mois consacrés à la constitution de la nouvelle mission, l’attention devrait désormais se déplacer vers un indicateur beaucoup plus concret : les résultats obtenus sur le terrain.