Dans le fracas des crises qui semblent tout emporter — sécuritaire, économique, sociale —, dans ce bruit de fond permanent qui voudrait réduire l’existence à la survie, à la peur ou au découragement, il est une vérité que le chaos ne pourra jamais confisquer : votre vie est brève, et elle est unique.
En Haïti, les gangs contrôlent aujourd'hui environ 85% de Port-au-Prince. Se rendre dans la capitale ou en partir est devenu quasi mission impossible, surtout par les airs. Plus aucune compagnie ne dessert la ville en raison de l'insécurité. Pour le personnel humanitaire, il ne reste qu'un moyen de transport jugé relativement sûr : la navette en hélicoptère assurée par l'UNHAS, le service aérien des Nations unies. Elle relie Port-au-Prince à la deuxième ville du pays, Cap-Haïtien.
The U.S. Embassy in Port-au-Prince advises U.S. citizens of ongoing security operations north and south of the embassy and in Croix-de-Bouquets. Heavy gunfire is reported in the area. U.S. government personnel have halted all movements. The embassy remains open for emergency services.
The U.N. Security Council criticized Haitian authorities Thursday for the lack of progress in achieving a political transition and called for urgent security sector reforms to tackle increasing violence by gangs and criminal groups.
Efforts to establish a United Nations office in Haiti to provide logistical and operational support for the newly authorized Gang Suppression Force are on track to meet Security Council deadlines, Secretary-General António Guterres’ office said.
“The first air asset from the mission, which is a helicopter, is now in Port-au-Prince,” Stéphane Dujarric, Guterres’ spokesman said. “This is an important step for our colleagues’ logistics and operational mobility.”
Plus de cinq ans après l’assassinat du président Jovenel Moïse, la justice fédérale américaine ouvre une nouvelle phase d’une enquête qui apparaît désormais explicitement orientée vers l’ensemble du réseau ayant rendu possible le crime : exécutants, organisateurs, financiers, facilitateurs et soutiens.
Les autorités ont rendu public un nouvel acte d’accusation de 85 pages dans le dossier United States v. Pretel Ortiz et al., 22-CR-20104.
Mais au-delà du transfert spectaculaire des détenus, c’est le langage employé par les trois principales agences chargées du dossier qui constitue l’élément le plus important.
Joseph Félix Badio et 17 anciens militaires colombiens détenus en Haïti dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse ont été extradés dimanche vers les États-Unis à bord d’un avion militaire. Le gouvernement haïtien a officiellement confirmé avoir eu recours aux mécanismes d’extradition avec Washington, ouvrant une nouvelle phase dans une affaire qui, plus de cinq ans après les faits, n’a toujours pas abouti à un procès en Haïti.
La seule radio locale de Petit-Boucan, en périphérie de Port-au-Prince, a cessé d’émettre après l’assassinat, par les gangs, de son directeur, retrouvé mort le 9 septembre. Les journalistes haïtiens dénoncent l’indifférence des autorités.
Le Tchad a envoyé un nouveau contingent de 350 militaires destiné à renforcer la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti, au moment où la mission internationale poursuit difficilement sa montée en puissance face aux groupes armés qui contrôlent une partie importante de Port-au-Prince....
Après des mois consacrés à la constitution de la nouvelle mission, l’attention devrait désormais se déplacer vers un indicateur beaucoup plus concret : les résultats obtenus sur le terrain.