Plusieurs organisations majeures du secteur privé haïtien appellent les autorités électorales à dépasser la logique du calendrier pour procéder à une évaluation « profonde, technique et financière » de l’état réel du processus électoral, estimant que le retour à l’ordre constitutionnel ne peut se faire au prix d’élections dépourvues de crédibilité.
À sept jours de l’expiration du mandat de la Force de suppression des gangs, le président dominicain Luis Abinader a demandé à la communauté internationale de compléter son déploiement, de faire respecter l’embargo sur les armes et de sanctionner ceux qui financent ou protègent les gangs. Son message : les décisions ont été prises, il faut maintenant les exécuter.
Ce mercredi 23 septembre la liste des candidats à la présidence inscrits sur la plateforme en ligne du Conseil Électoral Provisoire (CEP) est publiée.
Cette liste est évolutive et peut être modifiée par le CEP selon les critères du décret électoral qui sera en vigueur le jour de l’examen des candidatures. Il s’agit au 23 septembre en matinée de neuf candidats à la présidence.
À J-80, la charge de la démonstration change progressivement de camp.
Il appartient désormais au CEP et aux autorités concernées d'expliquer, calendrier opérationnel détaillé à l'appui, comment toutes les opérations encore inachevées pourront être accomplies dans les quatre-vingts jours restants, sans sacrifier le droit des électeurs à participer au processus, celui des candidats à exercer les recours prévus par la loi, une véritable période de campagne, la sécurité des opérations et la crédibilité du scrutin.
À J-80, cette démonstration devient urgente.
Car contrairement aux inscriptions, aux candidatures ou aux formalités administratives, il existe une échéance qu'aucun communiqué ne peut prolonger rétroactivement :
le temps déjà perdu.
Deux pays se partagent Hispaniola. Leurs populations sont presque identiques. Tous deux disposent d’une diaspora considérable et reçoivent chaque année des milliards de dollars de transferts. Mais leur capacité à transformer ces flux et la croissance économique en patrimoine durable évolue dans des directions profondément différentes.
Les nouvelles données du Global Wealth Report 2026 du Boston Consulting Group (BCG) donnent une dimension particulièrement spectaculaire à cet écart.