En visite à Port-au-Prince, le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, a assuré de l’engagement de son institution à accompagner Haïti dans l’organisation de ses prochaines élections.
En Haïti, le conseil présidentiel de transition et le gouvernement ont annoncé, dans le journal officiel le Moniteur, la tenue du premier tour des élections présidentielles et législatives au 30 août 2026, le second tour étant prévu en décembre. Mais les citoyens se montrent inquiets, estimant qu’aucun scrutin ne peut se tenir dans un contexte d’insécurité généralisée. Les gangs armés contrôlent plus de 80 % de la capitale et ont aussi leur emprise sur plusieurs villes de province.
Après avoir tenté en vain de changer la date du premier tour des élections fixé au 30 août 2026 par le Conseil électoral provisoire, le Conseil présidentiel de transition a finalement adopté, le lundi 1er décembre, en Conseil des ministres, le décret électoral. Ce qui permettra la publication du document dans le journal officiel du pays et l'entrée en vigueur officielle du calendrier électoral.
Les autorités ont fixé au 30 août 2026 la date du premier tour des élections présidentielle et législatives dans ce pays qui n’a plus connu de scrutin depuis 2016. Ce calendrier pose la question du maintien au pouvoir des dirigeants de transition, dont le mandat doit se terminer en février.
Le suspense autour de la date des prochaines élections en Haïti toucherait-il bientôt à sa fin ?
La crise sécuritaire haïtienne prend une nouvelle dimension régionale. Le président salvadorien Nayib Bukele a engagé une importante force militaire dans le cadre d’une opération visant à retrouver les ressortissants salvadoriens touchés par une attaque en Haïti et à renforcer les capacités d’intervention face aux groupes armés. Dans le même temps, le président américain Donald Trump s’est publiquement exprimé sur son échange avec son homologue salvadorien, tandis que l’Allemagne facilite le transport de plus de 600 tonnes d’équipements destinés à la Force de répression des gangs (FRG), en provenance du Bangladesh.
Ces développements illustrent l’intensification de la mobilisation internationale autour de la crise haïtienne, mais aussi la multiplication des initiatives militaires et logistiques dont Haïti est désormais le théâtre.
Après plusieurs mois d’attente, le Conseil électoral provisoire (CEP) a publié ce mercredi le calendrier électoral actualisé pour la période 2026-2027. Le document fixe au dimanche 18 juillet 2027 le premier tour des élections présidentielles et législatives, ainsi que la ratification populaire prévue au programme électoral. Le second tour des élections législatives et présidentielles est programmé pour le 4 octobre 2027.
Cette publication marque une nouvelle étape dans un processus électoral dont la crédibilité dépendra désormais de la capacité des autorités à respecter les échéances annoncées, à sécuriser les opérations et à mobiliser une population confrontée à une crise multidimensionnelle.
Le Salvador a accéléré le déploiement de ses troupes après la disparition de quatre de ses ressortissants lors d’une attaque de gang. Selon des responsables haïtiens , le contingent atteint désormais 1 300 militaires, dans le cadre d’une coopération approuvée par les autorités nationales. Les modalités de commandement et la durée de cette présence restent à préciser.
L’Organisation des États américains (OEA) appelle à renforcer et à mieux coordonner les efforts contre les gangs en Haïti, après l’attaque visant la Force de suppression des gangs (GSF) qui a conduit à la disparition de quatre membres du contingent salvadorien.
Dans une déclaration publiée lundi, le secrétaire général de l’organisation, Albert Ramdin, a estimé que cette attaque soulignait l’urgence d’une action coordonnée contre les groupes criminels. Il a également appelé la communauté internationale à accroître son soutien à Haïti afin de contribuer au rétablissement de la sécurité et à la protection de la population.