La Cour suprême examinera les arguments relatifs à la volonté de l’administration Trump de mettre fin aux protections juridiques accordées aux personnes fuyant la guerre et les catastrophes naturelles dans divers pays du monde, notamment Haïti et la Syrie.
Les juges ont refusé lundi de lever immédiatement ces protections pour des centaines de milliers de personnes, leur permettant ainsi de vivre et de travailler légalement aux États-Unis pour l’instant.
La Cour devrait examiner l’affaire le mois prochain.
La Cour, à majorité conservatrice, avait précédemment donné le feu vert aux autorités d’immigration afin de mettre fin à des protections juridiques similaires pour 600 000 personnes originaires du Venezuela alors que les procédures judiciaires se poursuivent, les exposant ainsi à une expulsion potentielle.
L’administration Trump a déposé des recours d’urgence après que des tribunaux inférieurs ont suspendu la levée immédiate du statut de protection temporaire pour 350 000 Haïtiens et 6000 Syriens.
Le ministère de la Justice a fait valoir que le ministère de la Sécurité intérieure avait le pouvoir exclusif de mettre fin à ces protections, qui étaient initialement conçues pour être temporaires.
Les avocats spécialisés en droit de l’immigration ont toutefois fait valoir que ces deux pays sont toujours en grande partie en crise et que les personnes concernées ne peuvent pas y retourner en toute sécurité.
Au total, environ 1,3 million de personnes fuyant des conflits armés et des catastrophes naturelles à travers le monde ont obtenu le statut de protection temporaire.
L’administration demande au tribunal une décision générale qui empêcherait les tribunaux d’intervenir lorsque le ministère de la Sécurité intérieure décide de mettre fin à une désignation.
Le statut de protection temporaire permet aux personnes concernées de vivre et de travailler légalement aux États-Unis, bien qu’il n’ouvre pas la voie à la citoyenneté.
Le ministère de la Sécurité intérieure a pris des mesures pour mettre fin au programme concernant les ressortissants de plusieurs pays depuis le retour du républicain Donald Trump à la Maison-Blanche.
Lindsay Whitehurst, The Associated Press




