Les partis politiques se regroupent et se mobilisent….

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Même si visiblement la population n’est pas encore emballée par l’idée des élections cette année, les organisations politiques, quant à elles, se mobilisent et les futurs candidats à la présidence tentent de se positionner dans les coulisses.

Même si visiblement la population n’est pas encore emballée par l’idée des élections cette année, les organisations politiques, quant à elles, se mobilisent et les futurs candidats à la présidence tentent de se positionner dans les coulisses. 17 groupements politiques sont inscrits au CEP réunissant 227 partis politiques sur les 316 agréés. 

« Ce vendredi est le dernier jour pour l’inscription des groupements de partis politiques. Nous avons enregistré  17 groupements inscrits réunissant 227 partis politiques », a rapporté un conseiller électoral, soulignant que la deuxième phase consiste en l’inscription de regroupements de partis politiques. 

Pour le moment, nous nous  gardons de citer les noms de potentiels candidats à la présidence communiqués par des acteurs politiques. On le saura assez tôt puisque l’inscription des candidats aux prochaines élections débutera le 20 août pour prendre fin le 2 octobre, selon le calendrier électoral. Mais en attendant, « presque tous les partis politiques s’organisent en plusieurs groupements en vue de participer aux élections à l’exception de certains partis comme Fanmi Lavalas et OPL, EDE, entre autres », a révélé au journal un acteur politique très impliqué dans les négociations.

L’ancien député Ketel Jean-Philippe coordonnateur de l’OPL, confirme que le parti qu’il dirige ne participe à aucun groupement ni regroupement de partis politiques. « L’OPL ira aux élections seule. Nous ferons des alliances avec des organisations sociales, syndicales, des organisations régionales, mais nous ne rejoignons aucune plateforme politique », a-t-il confié au journal.

Joël Vorbe, l’un des dirigeants de Fanmi Lavalas, a lui aussi confirmé au journal que l’organisation politique ne fait partie d’aucun groupement. « La charte du parti ne nous permet pas de prendre part à une plateforme ou un regroupement de partis, mais elle ne nous empêche pas de discuter avec des partis. Nous sommes en pourparlers avec différents acteurs politiques et nous croyons que la sortie de crise passe par les élections… », a-t-il détaillé.

Dans un communiqué publié vendredi, le parti politique EDE a informé qu’il ne fait partie d’aucun groupement politique. Il entend aller seul aux prochaines élections. 

Un parti politique, seul, s’il devrait envoyer aux élections, un candidat à la présidence, 50 candidats à la députation, dix aux Sénat et 30 candidats aux municipalités, cela lui coûterait environ un million de dollars américains pour les frais d’inscription, calcule un acteur politique qui s’est groupé avec plusieurs autres partis. 

Selon l’article 156 du décret électoral, tout candidat à une fonction élective verse à la DGI, les frais d’inscription non remboursables, à partir d’un chèque de direction émis à l’ordre du Trésor public/Élections.

Les frais d’inscription aux différents postes électifs sont ainsi établis par l’article 157 du décret électoral : « 1. pour le candidat à la présidence : deux millions (2,000,000.00) de gourdes ; 2. pour le candidat au Sénat : huit cent mille (800,000.00) gourdes ; 3. pour le candidat à la Députation : trois cent mille (300,000.00) gourdes ; 4. pour le cartel de candidats au Conseil Municipal : cent mille (100.000) gourdes ; 5. pour le cartel de candidats au CASEC : vingt-cinq mille (25,000.00) gourdes; 6. pour le cartel de candidats à l’ASEC : vingt-cinq mille (25,000.00) gourdes. »

Le décret électoral offre des incitatifs aux partis politiques désirant se regrouper.

L’article 136 du document indique que « tout groupement de partis politiques constitué et agréé bénéficie d’une réduction des frais d’inscription sur toutes ses candidatures selon les critères suivants : 1. un groupement constitué d’au moins 50 partis politiques agréés bénéficie d’une réduction de 100% des frais d’inscription ; 2. un groupement constitué de 30 à 49 partis politiques agrées bénéficie d’une réduction de 75% des frais d’inscription ; 3. un groupement constitué de 20 à 29 partis politiques agréés bénéficie d’une réduction de 50% des frais d’inscription ; 4. un groupement constitué de 10 à 19 partis politiques agréés bénéficie d’une réduction de 5% des frais d’inscription. »

Ensuite, selon l’article 137, « tout regroupement de partis politiques constitué et agréé bénéficie d’une réduction des frais d’inscription sur toutes ses candidatures selon les critères suivants : 1. un regroupement constitué d’au moins 5 groupements de partis politiques agréés bénéficie d’une réduction de 100% des frais d’inscription ; 2. un regroupement constitué de 3 à 4 groupements de partis politiques agrées bénéficie d’une réduction de 75% des frais d’inscription ; 3. un regroupement constitué de 2 groupements de partis politiques agréés bénéficie d’une réduction de 50% des frais d’inscription. »

L’autre exigence légale qui pousse les partis politiques à se regrouper se réside dans l’article 130 du décret électoral. La majeure partie des 316 partis politiques agréés par le CEP est méconnue du grand public. Il leur sera difficile de collecter chacun les 30 000 adhérents qui les habilitent à faire le dépôt de candidature de leurs prétendants aux postes électifs comme l’exige l’article 130.

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