The high-stakes plot to remove Haiti President Jovenel Moïse that culminated in his July 7, 2021, assassination was carried out for roughly $343,000, and financed through a patchwork of loans, credit cards, wire transfers and pandemic relief funds, an FBI forensics accountant told a Miami federal jury.
Princess Sarah arrived in Port-au-Prince on Monday aboard a U.N. World Food Program helicopter to see the agency’s humanitarian response. She was received by the organization’s country director, Wanja Kaaria. Haiti is one of the world’s top hunger hotspots.
Among the royal’s stops was a camp housing some of the nearly 1.5 million Haitians displaced by gangs. During the visit, the princess focused on the situation facing women and children who, forced to live in the camps, face heightened risks of sexual violence.
Les images dressent un tableau saisissant : bâtiments éventrés, structures pillées, végétation envahissant les rues désertes. Le cœur de Port-au-Prince ressemble à une ville sortie d’une guerre ou d’une catastrophe naturelle. Pourtant, dans ce décor de désolation, les forces de l’ordre avancent. Des unités sont désormais en patrouille dans plusieurs artères du centre-ville comme Grand-Rue, avenue N, Pont Saint-Gérard, avenue Jean-Paul II, Marché Salomon, rue Oswald Durand, entre autres. Dans cette dernière zone, la Faculté de médecine et de pharmacie porte visiblement les stigmates des exactions commises par les bandits.
Le bilan de la force apparaît donc limité. En septembre dernier, le président William Ruto déplorait lui-même une mission sous-financée et sous-équipée, n'ayant opéré qu'à 40 % de sa capacité. Sur les 2 500 effectifs prévus, moins de 1 000 ont été déployés, en grande majorité des Kényans.
Port-au-Prince fonde l’essentiel de sa stratégie sur le déploiement de la Force de répression des gangs (GSF), la mission multinationale soutenue par l’ONU. Or, cette force peine à se matérialiser. Actuellement, seul un contingent limité de 400 personnels tchadiens est opérationnel sur le terrain. Face au Conseil de sécurité, le chef de la GSF, Jack Christofides, a rappelé que la mission n’était qu’un « moyen » censé permettre aux institutions haïtiennes de reprendre le contrôle, exigeant que celle-ci soit dotée des capacités adéquates. À moins de cinq mois de l’échéance théorique, l’absence de consensus financier, le gel technique des listes et l’enlisement sécuritaire dessinent un horizon de plus en plus incertain. Le retour à l’ordre constitutionnel, ardemment espéré par la population et la diaspora, reste suspendu à un alignement politique et opérationnel qui, aujourd’hui, fait cruellement défaut.
Joseph Félix Badio et 17 anciens militaires colombiens détenus en Haïti dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse ont été extradés dimanche vers les États-Unis à bord d’un avion militaire. Le gouvernement haïtien a officiellement confirmé avoir eu recours aux mécanismes d’extradition avec Washington, ouvrant une nouvelle phase dans une affaire qui, plus de cinq ans après les faits, n’a toujours pas abouti à un procès en Haïti.
La seule radio locale de Petit-Boucan, en périphérie de Port-au-Prince, a cessé d’émettre après l’assassinat, par les gangs, de son directeur, retrouvé mort le 9 septembre. Les journalistes haïtiens dénoncent l’indifférence des autorités.
Le Tchad a envoyé un nouveau contingent de 350 militaires destiné à renforcer la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti, au moment où la mission internationale poursuit difficilement sa montée en puissance face aux groupes armés qui contrôlent une partie importante de Port-au-Prince....
Après des mois consacrés à la constitution de la nouvelle mission, l’attention devrait désormais se déplacer vers un indicateur beaucoup plus concret : les résultats obtenus sur le terrain.
Haïti figure de nouveau parmi les 23 pays identifiés par les États-Unis comme principaux pays de transit de drogues ou de production de drogues illicites. La République dominicaine figure également sur cette liste publiée par Washington pour l’exercice fiscal 2027. Cette classification confirme l’importance persistante d’Hispaniola dans les routes régionales du narcotrafic. Pour Haïti, la question prend une dimension particulière alors que l’affaiblissement de l’État, le contrôle territorial exercé par les groupes armés et la porosité des frontières créent un environnement particulièrement vulnérable aux trafics transnationaux.