The presented article analyzes the evolution of Haiti’s criminal governance and outlines three forecast scenarios for the period 2025-2030: stabilization, stagnation, and further state collapse. The final reflection underlines the geopolitical implications for the Caribbean and the US, highlighting how Haiti’s future represents a crucial challenge for regional security and for the international community’s ability to address criminal governance phenomenon in contexts of state fragility.
Haïti est aujourd’hui le troisième pays le plus vulnérable au monde face au changement climatique, et subit une accumulation de chocs : ouragans, inondations, glissements de terrain, sécheresses. Des catastrophes amplifiées par une fragilité structurelle : institutions faibles, pauvreté, infrastructures délabrées.
L’énergie solaire garantit la continuité des soins, même en cas de crise. C’est un progrès sanitaire et environnemental, essentiel pour un pays souvent frappé par les coupures d’électricité.
Le lancement officiel de cette « Année René Depestre » a eu lieu à Jacmel, sa ville natale, dans le cadre enchanteur du manoir Adriana, le jour même de son anniversaire. L’initiative, portée par un comité de pilotage composé d’intellectuels, d’écrivains, d’universitaires et d’acteurs culturels haïtiens et étrangers, ambitionne de faire de cette célébration un espace de rencontre entre mémoire et littérature.
Au cœur de la tourmente que traverse Haïti, il devient impossible de détourner le regard. La crise actuelle n’est plus seulement politique : elle est globale, systémique, existentielle. Elle ronge les institutions, détruit les repères sociaux et mine le peu d’espoir collectif encore debout. L’État s’effrite, la société s’effondre, la nation s’épuise.
Alors qu’Haïti se prépare, dans un calendrier électoral devenu de plus en plus incertain, à choisir ses prochains dirigeants, la Banque mondiale vient de publier un document qui devrait figurer parmi les lectures obligatoires de tous ceux qui ambitionnent de gouverner le pays. Son constat est sévère : sept années consécutives de contraction économique, près d’un Haïtien sur deux sous le seuil international de pauvreté, 1,47 million de déplacés et une économie profondément désarticulée par l’insécurité. Mais le rapport ne s’arrête pas au diagnostic. Il identifie aussi les secteurs, les territoires et les réformes à partir desquels une reprise reste possible.
« Haiti is on the precipice. » Haïti est au bord du précipice. Interrogé cette semaine devant le Sénat américain sur la situation du pays qu’il vient de quitter, Henry Wooster a livré l’une des descriptions les plus directes de la stratégie actuelle de Washington : contenir la crise, maintenir la stabilité autant que possible, empêcher ses conséquences d’atteindre les côtes américaines et conduire, désormais, une réponse sécuritaire passée de l’appui aux forces de l’ordre à des « opérations offensives de combat ».
À moins d’un mois de la nouvelle date limite fixée pour l’inscription des candidats, le processus électoral avance encore lentement. Au 16 septembre, seulement sept candidats à la présidence, 117 au Sénat et 311 à la députation avaient été enregistrés sur la plateforme du Conseil électoral provisoire (CEP), tandis que seules 28 des 105 structures politiques agréées avaient franchi le seuil des 30 000 membres requis pour poursuivre l’inscription de leurs candidats.
Le calendrier électoral haïtien vient de subir un nouveau bouleversement majeur. En accordant aux partis et groupements politiques jusqu’au 9 octobre 2026 pour inscrire leurs candidats en ligne et déposer leurs pièces, le Conseil électoral provisoire (CEP) rend désormais incompatible, à paramètres constants, l’enchaînement des opérations qu’il avait lui-même fixé pour conduire au premier tour du 13 décembre.
Et le CEP annonce déjà la suite : parallèlement à cette nouvelle prolongation, l’institution confirme officiellement qu’elle poursuit des discussions avec les acteurs politiques et le gouvernement « dans la perspective d’une modification du Décret électoral en vigueur ».