Manque d’électricité, absence de cantine, classes surchargées : les écoles haïtiennes souffrent de nombreuses faiblesses structurelles, exacerbées par la prolifération de bandes criminelles qui ont contraint plus de 1 600 établissements à fermer à travers le pays et paupérisé les familles.
Le Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert R. Ramdin, a présenté aujourd’hui au Conseil permanent de l’institution la mise à jour (version 3) de la Feuille de route pour la stabilité et la paix en Haïti í, un plan global destiné à rétablir la stabilité en Haïti et à remettre le pays sur la voie du développement et de la prospérité.
Avec l’appui du gouvernement canadien et de la PAHO/OMS, Haïti a vacciné environ 234 107 enfants âgés de 12 à 59 mois contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche dans une campagne ciblée en 2024. Le taux de couverture (95%) dans les zones ciblées a été très élevé.
Le World Bank Group a approuvé une nouvelle « Country Partnership Framework » pour Haïti couvrant 2025-2029, qui mobilisera environ 320 millions USD en subventions pour renforcer l’emploi, les services publics, et le climat des affaires.
Alors qu’Haïti se prépare, dans un calendrier électoral devenu de plus en plus incertain, à choisir ses prochains dirigeants, la Banque mondiale vient de publier un document qui devrait figurer parmi les lectures obligatoires de tous ceux qui ambitionnent de gouverner le pays. Son constat est sévère : sept années consécutives de contraction économique, près d’un Haïtien sur deux sous le seuil international de pauvreté, 1,47 million de déplacés et une économie profondément désarticulée par l’insécurité. Mais le rapport ne s’arrête pas au diagnostic. Il identifie aussi les secteurs, les territoires et les réformes à partir desquels une reprise reste possible.
« Haiti is on the precipice. » Haïti est au bord du précipice. Interrogé cette semaine devant le Sénat américain sur la situation du pays qu’il vient de quitter, Henry Wooster a livré l’une des descriptions les plus directes de la stratégie actuelle de Washington : contenir la crise, maintenir la stabilité autant que possible, empêcher ses conséquences d’atteindre les côtes américaines et conduire, désormais, une réponse sécuritaire passée de l’appui aux forces de l’ordre à des « opérations offensives de combat ».
À moins d’un mois de la nouvelle date limite fixée pour l’inscription des candidats, le processus électoral avance encore lentement. Au 16 septembre, seulement sept candidats à la présidence, 117 au Sénat et 311 à la députation avaient été enregistrés sur la plateforme du Conseil électoral provisoire (CEP), tandis que seules 28 des 105 structures politiques agréées avaient franchi le seuil des 30 000 membres requis pour poursuivre l’inscription de leurs candidats.
Le calendrier électoral haïtien vient de subir un nouveau bouleversement majeur. En accordant aux partis et groupements politiques jusqu’au 9 octobre 2026 pour inscrire leurs candidats en ligne et déposer leurs pièces, le Conseil électoral provisoire (CEP) rend désormais incompatible, à paramètres constants, l’enchaînement des opérations qu’il avait lui-même fixé pour conduire au premier tour du 13 décembre.
Et le CEP annonce déjà la suite : parallèlement à cette nouvelle prolongation, l’institution confirme officiellement qu’elle poursuit des discussions avec les acteurs politiques et le gouvernement « dans la perspective d’une modification du Décret électoral en vigueur ».