La situation haïtienne n'est donc pas simplement la plus mauvaise du classement : elle constitue une anomalie statistique régionale.
Dans le classement régional présenté par AmericasBarometer, l'approbation de l'exécutif est de seulement 11 % en Haïti, le niveau le plus faible observé dans le graphique comparatif.
Dans la même enquête, 89,7 % des Haïtiens interrogés jugeaient les élections importantes pour l'avenir du pays et 82,9 % souhaitaient qu'elles aient lieu en 2026 ou 2027.
Le paradoxe est central : une population extrêmement méfiante envers sa classe politique continue néanmoins d'accorder une grande importance au retour aux urnes.
À trois mois du vote, la question n'est donc plus seulement de savoir si une date électorale existe.
Elle est de savoir si, d'ici au 13 décembre, Haïti pourra faire converger quatre éléments qui ont jusqu'ici progressé à des rythmes différents : un cadre juridique stabilisé, un corps électoral suffisamment constitué et localisé, une infrastructure de vote effectivement opérationnelle et un niveau de sécurité permettant aux électeurs de se rendre aux urnes.
Après dix ans sans élections nationales, c'est désormais sur cette convergence, et non sur le seul maintien d'une date dans le calendrier, que se jouera la crédibilité du processus électoral haïtien.
La Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, mais aussi Haïti, la République dominicaine, la Jamaïque ou encore Cuba : une large partie de la Caraïbe apparaît sous les couleurs américaines sur une carte publiée lundi 7 septembre par Donald Trump. Le président des États-Unis n’a accompagné cette image d’aucune explication.
Haiti's armed gangs are increasingly expanding from Port-au-Prince into rural areas, adopting hit-and-run tactics including kidnappings, cattle theft and roadblocks while security and political responses remain focused on the capital, a new report said on Monday.
The analysis, published by the Global Initiative Against Transnational Organized Crime's Haiti Observatory, said the shift amounts to more than an extension of urban gang activity into the countryside.
Plus de 3 000 personnes ont été tuées durant les six premiers mois de l’année, malgré le déploiement progressif d’une nouvelle force multinationale. Les exactions des groupes criminels font planer le doute sur la tenue, en décembre, des élections présidentielle et législatives, les premières organisées dans le pays depuis dix ans.