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Haïti : Le premier ministre rejette la proposition de budget électoral, l’incertitude plane sur le vote d’août

Port-au-Prince fonde l’essentiel de sa stratégie sur le déploiement de la Force de répression des gangs (GSF), la mission multinationale soutenue par l’ONU. Or, cette force peine à se matérialiser. Actuellement, seul un contingent limité de 400 personnels tchadiens est opérationnel sur le terrain. Face au Conseil de sécurité, le chef de la GSF, Jack Christofides, a rappelé que la mission n’était qu’un « moyen » censé permettre aux institutions haïtiennes de reprendre le contrôle, exigeant que celle-ci soit dotée des capacités adéquates. À moins de cinq mois de l’échéance théorique, l’absence de consensus financier, le gel technique des listes et l’enlisement sécuritaire dessinent un horizon de plus en plus incertain. Le retour à l’ordre constitutionnel, ardemment espéré par la population et la diaspora, reste suspendu à un alignement politique et opérationnel qui, aujourd’hui, fait cruellement défaut.

Un avion militaire belge visé par des tirs au dessus d’Haïti, pendant une mission de l’ONU

Un avion de transport militaire belge de type A400M a essuyé des tirs durant une opération dans le cadre de la mission de paix des Nations unies (Onu) à Haïti.

LE CONSEIL ÉLECTORAL PROVISOIRE TRANSMET À L’EXÉCUTIF UN PROJET DE DÉCRET ÉLECTORAL HARMONISÉ AUX DISPOSITIONS DU PACTE NATIONAL POUR LA STABILITÉ ET L’ORGANISATION DES...

le Conseil électoral, à travers une commission spéciale, composée de cadres de l’Institution, de représentants du PNUD, de l’UNOPS et du BINUH, procède à une réévaluation du budget des opérations électorales. Le CEP travaille également sur un calendrier électoral remanié qui doit être publié incessamment.

Fils-Aimé dispose de quelques mois pour agir après sa grande tournée

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a pris la parole ce 23 avril 2026 devant le Conseil de sécurité des Nations Unies. Frantz Duval Le Premier...

Haïti : l’ONU salue les avancées électorales mais s’inquiète de l’insécurité persistante

L’envoyé de l’ONU en Haïti a salué, jeudi, devant le Conseil de sécurité les progrès pour organiser des élections dans ce pays mais s’est inquiété des répercussions de l’insécurité, jugeant essentiel le déploiement intégral et opportun de la Force de répression des gangs (FRG). « Haïti se trouve à un moment charnière, où les progrès politiques et institutionnels jettent les bases d’une voie crédible pour l’avenir », a affirmé le Représentant spécial du Secrétaire général pour Haïti, Carlos Ruiz Massieu, lors de cette réunion du Conseil à laquelle participait le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé. M. Massieu a souligné que les acteurs haïtiens sont catégoriques : les élections demeurent la seule voie légitime pour rétablir l’ordre constitutionnel.   L’achèvement récent de l’enregistrement des partis politiques - une première depuis 2016 - constitue une étape décisive, a-t-il indiqué, saluant également la mise à jour en cours du cadre juridique électoral. D’autres étapes cruciales, telles que la révision et l’approbation du budget électoral, exigent une attention immédiate, a-t-il ajouté.

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