Le bilan de la force apparaît donc limité. En septembre dernier, le président William Ruto déplorait lui-même une mission sous-financée et sous-équipée, n'ayant opéré qu'à 40 % de sa capacité. Sur les 2 500 effectifs prévus, moins de 1 000 ont été déployés, en grande majorité des Kényans.
Port-au-Prince fonde l’essentiel de sa stratégie sur le déploiement de la Force de répression des gangs (GSF), la mission multinationale soutenue par l’ONU. Or, cette force peine à se matérialiser. Actuellement, seul un contingent limité de 400 personnels tchadiens est opérationnel sur le terrain. Face au Conseil de sécurité, le chef de la GSF, Jack Christofides, a rappelé que la mission n’était qu’un « moyen » censé permettre aux institutions haïtiennes de reprendre le contrôle, exigeant que celle-ci soit dotée des capacités adéquates. À moins de cinq mois de l’échéance théorique, l’absence de consensus financier, le gel technique des listes et l’enlisement sécuritaire dessinent un horizon de plus en plus incertain. Le retour à l’ordre constitutionnel, ardemment espéré par la population et la diaspora, reste suspendu à un alignement politique et opérationnel qui, aujourd’hui, fait cruellement défaut.
Un avion de transport militaire belge de type A400M a essuyé des tirs durant une opération dans le cadre de la mission de paix des Nations unies (Onu) à Haïti.
le Conseil électoral, à travers une commission spéciale, composée de cadres de l’Institution, de représentants du PNUD, de l’UNOPS et du BINUH, procède à une réévaluation du budget des opérations électorales.
Le CEP travaille également sur un calendrier électoral remanié qui doit être publié incessamment.
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a pris la parole ce 23 avril 2026 devant le Conseil de sécurité des Nations Unies.
Frantz Duval
Le Premier...